Le Parti / Le RDPG

Mercredi 15 octobre 2008

Le Portrait de Siméon J Francis Ekoga, publié dans " NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique "



* Ekoga : Un opposant gabonais parle
 

Liens WebAu Gabon, s’il est quelqu’un qui donne du fil à retordre au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), c’est l’opposant exilé en France, Siméon J Francis Ekoga (48 ans), président du Rassemblement démocratique du peuple gabonais (RDPG). Il a milité, depuis une vingtaine d’années, dans plusieurs mouvements politiques avec en ligne de mire la « libération du Gabon ». 


Des contempteurs du président Omar Bongo
(73 ans) au pouvoir depuis 41 ans et qui compte se représenter en 2012, l’opposant Ekoga est le plus en vue.


Provocateur, avec un réseau de relations politiques et d’hommes d’affaires, il ne veut qu’une chose : une transition en douceur au Gabon… pour éviter les affres de la guerre civile. Plongée avec le trublion gabonais dans le « Bongoland ».




Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique
* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

 

ENCADRE 1 Portrait de Siméon J Francis Ekoga


Image ExempleRien dans la formation de Siméon Ekoga le disposait à une carrière politique.

Scientifique, piqué par le virus de l'informatique, il fait ses classes au sein du groupe français EDF-GDF, avant d'intégrer plus tard la prestigieuse Agence spatiale européenne (ESA). 

Un temps, il a milité au sein de l'Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou. Puis, il a pris sa carte au sein du Forum africain pour la réconciliation (FAR), parti politique légalement reconnu au Gabon.

En 2000
, il adhère au mouvement BDP (Bongo doit partir). Ce mouvement réclamait un changement radical en demandant le départ de Bongo. Ekoga est alors en désaccord avec « 
la ligne politique du parti qui prônait la violence politique sans réelles perspectives d'avenir
 ».
Il quitte et part définitivement créer le RDPG (Rassemblement démocratique du peuple gabonais) en 2003 dont il assume la présidence.

En peu de temps, il a réussi à fédérer autour de lui, de très nombreux opposants de la diaspora gabonaise. Cela est sans doute dû à la singularité de Ekoga. Il n'est pas un « ancien » ou un « militant de première heure » du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il n'y a jamais milité contrairement à la plupart des opposants. Ce qui lui donne la latitude de ruer dans les brancards.

Mais, comme, il le soutient, son opposition se voudrait « 
républicaine
 ». D'autant plus vrai qu'en 2003, sur invitation du pouvoir gabonais, il a rencontré le président Omar Bongo « pour discuter avec lui des changements qui s'imposaient au pays et faire légaliser mon parti ».

Du chemin parcouru depuis cette date… il est un des rares hommes politiques de son pays à avoir refusé d'aller « à la soupe populaire ». Ce qui lui a valu et lui vaut toujours « 
une campagne de déstabilisation, de calomnie et de mensonges orchestrée par le pouvoir 
». mais, assure t-il « j'ai résisté ».

Son combat politique, il l'inscrit - à l'entendre - dans le grand creuset « d'un »
Gabon avec son patrimoine « civilisateur », sa tradition militante et son capital humain, qui soit capable « d'assumer une vie politique axée sur le principe de l'alternance au pouvoir, respectueuse de la volonté du peuple et des droits fondamentaux des citoyens ».

En un mot, Siméon Ekoga, en appelle à une synergie pour un réel changement et pour la construction d'une société gabonaise « où il fera bon vivre ».

Hors politique, dans ces moments de détente, il explore le monde de l'Internet, une passion qu'il a, notamment, grâce à sa formation d'analyste programmeur - informatique à l'Ecole supérieure d'informatique de gestion de Paris (ESIG).

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* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

 


ENCADRE 2
   : 
Une réelle opposition


Image ExempleParce qu'il affirme avoir « consacré tant d'années de ma jeunesse à lutter pour mon pays », Siméon Ekoga, ne veut pas que l'après Omar Bongo, ne transforme le Gabon en un théâtre de guerre.


Le RDPG n'est pas dans un affrontement frontal avec le pouvoir en place, dit-il en substance. Son opposition au président gabonais, certes brutale, n'est pas non plus une politique du tout ou rien. D'ailleurs, lui, l'opposant le dit assez nettement : « l'opposition telle que nous l'entendons, n'est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l'Afrique (…) l'opposition telle que nous l'entendons n'est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l'opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique ».


Alors dans ce cas, qu'attend le RDPG du régime actuel ? La réponse fuse comme une évidence : « l'unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts ».


L'Afrique de demain a besoin d'une meilleure visibilité. En s'opposant à Bongo dans « l'intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive » . (
Car, ils ne veulent pas envoyer Omar Bongo au paredon encore moins le brûler sur la place publique)


N'est-ce pas vraiment là, le minimum dans une démocratie ?


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* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

PORTRAIT D'UN OPPOSANT : Siméon J Francis EKOGA, président du RDPG

logo2.gifSiméon J Francis EKOGA, c'est d'abord un exil d'une vingtaine d’années hors de son pays, qu'il a quitté au milieu des  années 80 pour aller poursuivre ses études en France. Très tôt, il fréquente les différents mouvements dits de « Libération du Gabon ».

Parallèlement, il s'engage en France dans les mouvements et partis d'opposition gabonais au régime d’Omar Bongo Ondimba: les appellations sont diverses, du Morena à l’UPG, du FAR  jusqu’au BDP. Il devient alors l'un des plus actifs dirigeants de l'opposition en exil.

En juin 2003, il crée le RDPG, et c'est sous les couleurs de ce dernier que Siméon J Francis EKOGA milite aujourd'hui, avec la même vigueur, et probablement quelques solides habitudes héritées de la clandestinité et de l'exil, en plus…

Le Gabonais,  depuis son long exil en France, croise nombre d'hommes politiques français, de tous bords, et à droite comme à gauche noue de solides amitiés. Il en a profité pour élargir son réseau de relation aux hommes d'affaires. Il fréquente plusieurs chefs d'État et hommes politiques influents.

Après son court passage (une semaine) au Gabon en juillet 2003, à l’invitation du président Bongo Ondimba, à la faveur d'une « timide ouverture démocratique », il apparaît aux yeux de certains collaborateurs de ce dernier comme un adversaire gênant, dangereux voire trop ambitieux, qu’il faut coûte que coûte écarter ou abattre, au profit d'hommes de paille créés par le pouvoir. Ces « faucons » l’accuseront régulièrement, dans plusieurs organes de presse et sites internet (sous divers pseudonymes et noms d'emprunt) d'être à la solde du régime de Libreville pour le décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale voire internationale, sans que la moindre preuve (matérielle ) ne soit portée à la connaissance du public.

Siméon J Francis EKOGA est aussi victime du saisissant clivage qui oppose, aujourd'hui, « les héritiers naturels » du président Bongo Ondimba et les différents courants « politico mafieux » qui s’affrontent pour sa succession. Il représente cette nouvelle génération de Gabonais de l’extérieur, communément appelée « diaspora gabonaise » voire « gabonais de la diaspora », intègre, pétrie d’une expérience, d’une culture voire de convictions politiques et économiques; pour tout dire d'une « mentalité » fort contrastée.

L'homme est volubile et chaleureux, longtemps pénalisé par son caractère impulsif, c'est un orateur habile, qu'on dit parfois populiste, très rusé. Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'absence d'un État de droit au Gabon. Il s'illustre surtout par son pragmatisme politique.

Même s'il admet avoir pu commettre des erreurs stratégiques dans sa carrière, il reconnaît néanmoins la difficulté de mener un combat politique « normal » dans un pays comme le Gabon, qui est désormais une singularité en Afrique.

Dakar le 5 août 2007

Copyright ©  Keniebadougo


* INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale


Image ExempleNous vous invitons à découvrir l’interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA (photo), Président  du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais  (RDPG ) dans la revue NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale - qui vient de paraître. 



Siméon J Francis EKOGA

* Le magazine NewAfrican est en vente dans la plupart des kiosques à journaux et librairies en Europe, en Afrique partout dans le monde entier.

INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale

, Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) fait le point sur la situation politique, économique et sociale du Gabon.

Cette interview  a déjà suscité de nombreuses réactions positives tant en Europe qu'en Afrique.
  

Le Bureau de Presse du RDPG

A 20 ans, dans les années 1980, il milite
au sein de la jeunesse du Mouvement de redressement national (MORENA, premier parti clandestin d'opposition) du Gabon.

Six ans plus tard
, la « foudre répressive » s'abat sur les fondateurs du Morena. Siméon Ekoga décide alors « le vague à l'âme » de s'exiler en France pour « 
poursuivre mon combat politique
 ».
 
Par WebMaster du RDPG
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Mercredi 15 octobre 2008
 
Image ExempleLe Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est fier de servir la communauté gabonaise et le reste des "sans voix" à travers le monde, depuis cinq ans maintenant, et nous espérons continuer à oeuvrer pour l'information de nos militants et sympathisants ainsi qu'à tous ceux qu'intéresse l'évolution politique, économique, sociale ou culturelle de notre pays le Gabon. Cette dernière année, notre site a été consulté par plus de 200.000 visiteurs et ce nombre ne cesse d'augmenter. Aujourd'hui, nous sommes à près de 500 000 visiteurs en 6 mois.

 

Ce succès entraîne des besoins supplémentaires en matériel et en bande passante pour satisfaire nos visiteurs. Vous comprendrez que le RDPG a besoin de vous !

C'est pour cette raison que nous faisons appel, aujourd'hui, à la générosité de nos visiteurs et sympathisants afin que ceux d'entre eux qui souhaitent nous aider puissent participer au développement du site par leurs dons.

Tout citoyen épris de paix, de démocratie et de liberté, peut participer à sa manière au combat que nous menons pour l'unité de notre pays le Gabon, pour les droits fondamentaux, la démocratie, et la justice sociale.

Vous pouvez soutenir financièrement les actions du RDPG, sans en être membre, afin que nous puissions ensemble, sortir le Gabon voire l'Afrique de l'impasse et du chaos dans lequel on l'y conduit inéluctablement.

Si vous voulez nous aider - que vous soyez un particulier, une société, un organisme, une association ou une organisation non gouvernementale - tous les dons sont les bienvenus.

Sachez que tout mouvement de "Libération" a besoin d'apport venant de l'intérieur comme de l'extérieur pour mener à bien ses objectifs. L'essentiel est de participer et de contribuer à la lutte pour le changement politique au Gabon.

Pour nous envoyer vos donations, vous pouvez le faire par :

* 1) Transfert Western Union,  Mandat International, chèques à l'ordre de : Madame Gatti Jeanne d'Arc (Trésorière du RDPG) à Paris. (L'adresse postale vous sera communiquée sur simple demande)

* 2) Virement , nous vous communiquons nos coordonnées bancaires:

Titulaire du compte : RDPG

Code banque : 30003  

code guichet : 04150  

N° de compte : 00050188987

Clé RIB  : 01

Identification Internationale : IBAN FR76 3000 3041 5000 0501 8898 701

Identifiant International de la Banque (BIC) : SOGEFRPP

D'autres moyens pour nous faire une donation existent... Pour des raisons évidentes, écrivez à : contact@rdpg.org  pour avoir plus de renseignements sur les diverses procédures.

Nous vous remercions d'avance de votre contribution.

Ensemble et unis, nous vaincrons la tyrannie et la dictature sous toutes leurs formes !

Pour le grand combat patriotique

Pour l'alternance démocratique

Pour l'avenir radieux du Gabon

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Que Dieu bénisse le Gabon et veille sur tous ses habitants

 : www.rdpg.org ;    

:  ; : + 33 6 19 93 28 62 contact@rdpg.org    

Par WebMaster du RDPG
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Mercredi 15 octobre 2008

TITRE I : DISPOSITIONS GÉNÉRALES

CHAPITRE 1: Les Principes

Article 1

Il est créé, conformément à la législation en vigueur, un parti politique dénommé Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais, en abrégé RDPG.

Le siège du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est fixé à Libreville.

Il peut lorsque les circonstances l'exigent, être transféré en tout autre lieu du territoire national, par décision du Comité Central.

Article 2

L'emblème du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est une carte du Gabon, traversée par les trois couleurs du drapeau gabonais (vert, jaune, bleu). Au centre une colombe [symbole de la paix] qui prend son envol vers une Afrique démocratique.

La  couleur du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est le bleu ciel qui symbolise le voeu de tout un peuple à aspirer à plus de démocratie et de liberté 

Le signe de ralliement du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est le poing droit levé, signe de force et de détermination.

La devise du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est  : 

Unité -  Paix  Liberté

Article 3

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est un parti panafricaniste, il est la formation politique qui représente au Gabon, le courant du socialisme démocratique.  

Il proclame son attachement aux idéaux d'égalité, de liberté de justice et de démocratie pluraliste. 

Il proclame, en outre, son attachement à l'intégration de l’Afrique Centrale par toute structure appropriée.

Il adhère aux principes régissant l'Union Africaine (UA) et l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Article 4

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) rassemble en une union volontaire les femmes et les hommes épris de justice et de liberté, engagés contre toute forme de domination sur le Gabon et au Gabon.

Article 5

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) consacre, conformément au principe de la liberté d'expression, l'entière liberté de discussion en son sein.

Dans le respect des statuts et du règlement intérieur, les militants peuvent s'organiser en courants à l'intérieur du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG).

Article 6

La politique du parti doit faire l'objet d'un large débat démocratique au Congrès, à la Convention et au Comité Central.  

Article 7

Les structures du parti ne délibèrent valablement qu'à la majorité absolue des membres présents. Si le quorum n'est pas atteint, les structures délibèrent valablement à la majorité relative des membres présents à la réunion suivante.

Tous les membres du parti sont tenus d'appliquer les décisions prises tant qu'elles ne sont pas remises en cause à la suite d'un débat démocratique.

Article 8

Les décisions prises par les Organes Centraux de Direction sont exécutoires pour l'ensemble de l'organisation.

Article 9

Toutes les structures du parti sont tenues de rendre compte de leurs activités à l'organe immédiatement supérieur.

Article 10

Les dossiers de candidature à toutes les instances du parti sont déposés un (1) mois avant la date des élections fixées par le Secrétaire Général.

Les dossiers de candidature au poste du membre du Comité Central et de Secrétaire Général de Fédération sont déposés auprès du Secrétariat Général du parti.

Les dossiers de candidature au poste de Secrétaire Général de Section sont déposés auprès du Secrétaire Général de Fédération.

Les dossiers de candidature au poste de Secrétaire Général de Comité de Base sont déposés auprès du Secrétaire Général de Section.

Les dossiers de candidature doivent faire l'objet de publication quinze (15) jours avant les élections.

Pour lire le suite, cliquez sur le lien ci dessous :

http://www.rdpg.org/index.php?option=com_content&task=view&id=3125&Itemid=1

Par WebMaster du RDPG
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Mercredi 15 octobre 2008
Au service du Gabon, dans la lignée des militants qui se sont sacrifiés pour la liberté et la Démocratie dès l’aube de l’indépendance, en continuité avec les initiatives multiples engagées au cours de ces dernières années pour la création et la consolidation d’un Etat de Droit, véritablement démocratique ;  nous annonçons la constitution du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG).

L’évolution récente de la situation politique nationale gabonaise et les dernières élections traduisent un retour en force de la culture de l’unanimité, de la pensée unique et la mainmise du parti au pouvoir sur tous les mécanismes de la vie publique et politique.

En conséquence les organisations politiques, syndicales, sociales et culturelles ont été marginalisées, noyautées et mises au service du parti-Etat, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) ; cela constitue autant d’indices de risques, pour la société, de retomber dans l’engrenage des crises qui ont jalonné l’histoire des dernières années ; la plus récente qui a failli d’ailleurs la pousser dans le gouffre, remonte au début des années 90.

Le vide créé par la restriction des libertés d’expression et d’association, poussant de litiges franges de la jeunesse du pays et de ses élites à la démission et à l’indifférence, ainsi que l’exclusion des forces démocratiques et progressistes, ont engendré une situation éminemment propice aux surenchères et aux extrémismes. Aussi est-ce par devoir national que nous considérons aujourd’hui comme nécessaire de créer une organisation politique nouvelle, susceptible de répondre aux aspirations des forces démocratiques dans un espace aussi large que dynamique afin d’instaurer un dialogue loyal autour d’un projet de société adéquat conciliant les ambitions de notre peuple et les défis de notre époque ; nous arrêterons ainsi les dérives qui menacent l’équilibre de notre société et l’intégrité de notre pays.

A l’aube du XXI ème siècle, depuis près de 50 ans d’indépendance, il apparaît de plus en plus urgent d’abolir les obstacles de droit ou de fait qui, au niveau des textes et de la pratique, empêchent la séparation des pouvoirs au sein de l’Etat et la distinction Claire et nette entre les rouages de l’Etat et l’appareil d’un parti quel qu’il soit. C’est seulement ainsi que nous pourrons avancer dans la voie de la concrétisation de l’Etat de droit et du respect du principe de l’alternance. C’est ainsi que nous consacrerons l’impérieuse nécessite d’une égalité de traitement pour tous les citoyens, indépendamment de leur appartenance idéologique et sans discrimination ou exclusion.

L’absence des mécanismes permettant une réelle démocratie impliquant la participation active des citoyens à l’élaboration des choix essentiels et aux prises de décision, a conduit à focaliser la politique économique sur la réalisation des équilibres comptables internes ou externes négligeant, en dépit des résultats positifs enregistrés, la question d’un développement global. Tout se passe comme si les grands équilibres macro-économiques ne constituaient qu’une fin en soi, comme si les mécanismes du marché pouvaient à eux seuls assurer le développement. Nous estimons qu’il est nécessaire d’entreprendre une évaluation sincère et sérieuse de la politique économique suivie pour en dégager les faiblesses et corriger la stratégie. Les impératifs incontournables étant de concilier les exigences de la restructuration avec les objectifs d’un développement global, de redéfinir le rôle de l’Etat dans cette perspective pour lui permettre d’assumer ses responsabilités dans les choix des priorités, de veiller à la réalisation de l’équilibre entre les différents secteurs et de réhabiliter les forces productives.

Les considérations qui précédent nous font un devoir d’affirmer que la politique de libéralisation économique ne peut coexister longtemps avec la réduction du champ d’action politique et la limitation des libertés publiques et individuelles, que la stabilité du pays n’est pas nécessairement liée à la monopolisation de la vie politique par le parti au pouvoir et ses satellites, que l’opposition, plutôt que d’être l’ennemi du pouvoir, repose sur des valeurs estimables et sur la conviction que chacun, pouvoir comme opposition, a un rôle à assumer, l’existence d’un contrepouvoir étant une garantie de stabilité et de paix sociale.

Attachés à mener notre action politique au grand jour, refusant toute forme de violence et condamnant le fanatisme et le terrorisme quelques qu’en soient les motivations, nous choisissons la voie difficile, celle de construire une organisation politique nouvelle, et nous revendiquons notre droit légitime d’agir dans ce cadre conformément aux dispositions et garanties de la Constitution gabonaise.

Notre projet se résume autour des axes suivants :

- Mobiliser les forces démocratiques et les forces du travail, qui souffrent actuellement de la dispersion et de la marginalisation, autour de l’élaboration d’un projet d’alternative globale en vue de :

Rompre avec l’héritage négatif du monopartisme et ses pesanteurs.

* Imaginer des articulations vivantes et dynamiques pour dépasser les dichotomies traditionnelles opposant le politique et le social, le social et l’économique, le culturel et le mercantile, le national et l’international.

- Concevoir une nouvelle structure de pouvoir propre à libérer les énergies latentes de notre société et à permettre à notre peuple de sortir de la résignation et de la démission pour prendre en charge son destin au moyen d’institutions et de représentations capables d’exprimer ses préoccupations pour le présent et ses aspirations pour l`avenir.

- Renforcer l’esprit d’ouverture et de tolérance dans notre société imprégnée des valeurs de la civilisation « africaine » et l’insérer dans une dynamique d’échanges avec les forces de progrès dans le reste du monde pour faire face aux défis de l’avenir et rejeter toutes forme de sectarisme et de fanatisme.

- Concrétiser l’Etat de Droit. Etat de tous les Gabonais, permettant La reconnaissance des Droits de l’individu, la protection des Droits de l’homme et assurant la poursuite des efforts accomplis dans la voie de l’égalité entre toutes les composantes de la société, hommes ou femmes.

- Renforcer la culture nationale pour unir le débat largement ouvert, capable de restituer au peuple l’initiative d’un projet culturel réconciliant notre enracinement « civilisateur » et historique avec les progrès scientifiques et techniques contemporains, seule possibilité de contribuer à l’évolution de l’humanité.

- Construire une société démocratique. Cette tâche doit être considérée comme un objectif stratégique dont la réalisation présuppose l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l’institutionnalisation de contre-pouvoirs a tous les niveaux, qu’ils soient constitutionnels, politiques, économiques, syndicaux, sociaux ou culturels ; cette délimitation des compétences au sein de la société est seule susceptible de favoriser l’émergence et l’épanouissement du civisme par une pratique intériorisée dans le vécu quotidien.

- Abolir les obstacles qui entravent la liberté d’information et d’expression et transforment les moyens audiovisuels et de communication en instruments dociles au service du pouvoir et de son parti-Etat, le Parti Démocratique Gabonais (PDG)  ; rompre le monologue et instaurer une information pluraliste exigent notamment une révision radicale du code de la presse, une démocratisation de l’accès aux médias et la réhabilitation des professions du journalisme pour les protéger contre les intrus et la médiocrité.

- Institutionnaliser les voies politiques et pacifiques pour traiter les divergences et les conflits, quel qu’en soit l’objet, et établir un dialogue permanent entre toutes les composantes de la société dans le respect du droit à la différence et des droits de la minorité, quelles que soient les situations et de concrétiser une réconciliation nationale véritable, et non du verbiage.

- Adopter une politique économique mettant la restructuration des rouages de l’économie au service du développement et de la justice sociale ; cette conception rejette le désengagement de l’Etat comme étant un déni de responsabilité et impose la généralisation de la transparence dans la gestion des deniers publics ; elle ouvre la voie a l’initiative nationale, encourage l’effort, récompense l’innovation et la création et réhabilite la science et le savoir.

La construction d’une économie nationale compétitive implique la participation effective des forces du travail ; elle doit être articulée en priorité vers la satisfaction des besoins essentiels de la population sur la base dune répartition équitable des ressources et des fruits de la production.

Les mutations idéologiques et les nouveaux rapports, tant politiques qu’économiques, qui se dessinent à l’échelle mondiale, confèrent aux questions de démocratie et de Droits de l’homme une place essentielle dans la conscience universelle, rejoignant ainsi les aspirations permanentes de tous les peuples.

En ce qui concerne notre environnement et notre prise de conscience, nul ne peut tuer que l’absence de ces valeurs a constitué et constitue l’une des causes essentielles de la crise dans laquelle se débattent les sociétés africaines, paralysant ainsi leurs forces vives et empêchant leur participation au progrès de l’humanité.

Si notre pays le Gabon a assumé plus dune fois un rôle de premier plan a travers sa longue histoire, il le doit avant tout aux qualités de son peuple qui a su faire preuve d’esprit de reforme, de tolérance et d’ouverture a l’universalité ; il ne peut renouer avec cette tradition et rayonner en Afrique et dans le reste du Monde qu’en faisant droit aux aspirations de son peuple tout en se mettant au diapason de l’universel.

Nous sommes convaincus qu’à l’aube du XXIeme siècle et à près de 50 ans d’indépendance, le Gabon avec son patrimoine « civilisateur » , sa tradition militante et son capital humain est capable d’assumer une vie politique évoluée, respectueuse de la volonté du peuple et des droits des citoyens, de faire face aux défis de l’avenir et de participer à l’éveil rationnel de l'Afrique voire du Monde dans un climat de liberté, de conscience de communauté de destin et de solidarité avec les pays en voie de développement dans leur lutte pour la liberté et le bien-être, contre toutes les formes d’exploitation et d’autoritarisme.

Par WebMaster du RDPG
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Mercredi 15 octobre 2008

1- Création

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) a été créé en juin 2003, à l’issue du « Congrès de la Clarification » du BDP Gabon Nouveau, à Bordeaux en France. Il n’est toujours pas reconnu "officiellement" par le pouvoir de Libreville qui "retarde" sa légalisation.

Son leader, Siméon J Francis EKOGA, malgré le fait qu'il ait rencontré au Gabon le Président Bongo à l'invitation de ce dernier,  vit toujours en exil en France depuis des decennies.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) est né pour permettre à ses fondateurs d’exercer un droit garanti par la Constitution, celui de s’organiser en parti et d’animer pacifiquement la vie politique gabonaise.

2- Contexte

Ce mouvement a d’abord été clandestin sous une autre appelation. Il est la riposte à l’absence flagrante, de volonté démocratique révélée par les résultats des élections passées de 1990 à nos jours, de rompre avec le monolithisme politique, malgré la présence de quelques partis dits d’opposition,  ce pluralisme de décor n’est plus du tout crédible...

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) a été créé par des gabonais qui n’ont pas accepté de passer un contrat d’allégeance avec le pouvoir. En effet, non seulement, les traditionnels et anciens « partis d’opposition » ont, pour diverses raisons, abandonné leur liberté et renoncé à toute critique envers "ceux qui dirigent" négativement le Gabon, mais dans le but de plaire au régime, ils ont exclu de leurs rangs les éléments les plus décidés à jouer leur rôle de contrepouvoir.

C’est donc dans ce contexte de déficit démocratique et de démantèlement de toute opposition crédible que des démocrates, des syndicalistes, des militants pour la défense des droits de l’homme... se sont concertés pour fonder le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG)

3- Les péripéties du dépôt de dossier

Les péripéties du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG), à partir de sa création, sont significatives de l’état des libertés au Gabon. Ce fut d’abord l’épreuve du dépôt du dossier : trois tentatives ont été faites auprès du Ministère de l’Intérieur : le responsable mandaté lors de la rencontre avec le Président Bongo Ondimba, celui qui devrait  suivre le dossier puis délivrer le récépissé est « introuvable » et ses supérieurs hiérarchiques inaccessibles : l’administration reste sourde et bien décidée à ignorer la loi, elle bloque le « processus de légalisation » du parti depuis 2003.

4- Les Mensonges du pouvoir

Depuis  leur rencontre avec le chef de l’Etat, le président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) et ses collaborateurs, sont sujets à toutes sortes d’attaques dans la presse et différents sites Internet financés par le pouvoir. Des contrevérités, des tentatives d’intimidation, des menaces de toutes sortes sont leurs  lots quotidiens .

5- Malgré « le silence des autorités gabonaises » donc l’interdiction, une présence active et médiatique sur le terrain

En dépit de toutes ces tracasseries et du verrouillage de plus en plus sévère de la vie politique, le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) a soutenu toutes les initiatives qui ont eu lieu depuis 2003, date de sa création, dans le champ démocratique.

Aujourd’hui, plus que jamais, ses fondateurs sont déterminés à agir politiquement, pacifiquement, d’une manière organisée pour que cesse la dégradation de la situation générale du pays et que s’instaure une démocratisation effective.

Sur la scène politique national, le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) a été la première formation politique à lancer le mot d’ordre pour "l’alternance politique", concept tabou jusqu’à ce jour. Le parti a « osé » évoquer la question. Cela fait plus de 40 ans que monsieur Bongo dirige de main de maître et sans partage le Gabon, sa succession n'est pas à l'ordre du jour; il ne faut surtout pas en parler au risque de se retrouver en prison.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) continuera à revendiquer la démocratie, car ses membres sont convaincus que, loin d’être un luxe, elle constitue l’instrument de tout développement. Sans contre-pouvoir, sans mécanismes institutionnels de contrôle, sans société civile autonome, sans justice réellement indépendante, sans liberté de l’information, la monopolisation du pouvoir politique conduit inéluctablement à la monopolisation du pouvoir de l’argent, à l’opacité dans la gestion des affaires, à la méfiance, au chacun pour soi, à la déliquescence de nos valeurs de références et à la corruption, véritable cancer du tissu social et du système productif. 

Les principales revendications du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) sont :

- L’assainissement du climat politique et La révision des textes législatifs de manière à en éliminer tout ce qui entrave l’exercice effectif des libertés publiques,

- La séparation de l’appareil du parti au pouvoir des rouages de l’état afin de garantir la neutralité de l’administration,

- L’organisation d’élections libres sous l’autorité d’une commission véritablement indépendante.

L’assemblée élue devra élaborer une nouvelle Constitution garantissant la séparation et le rééquilibrage des pouvoirs, l’exercice des libertés fondamentales et le respect des droits de l’homme.

Par WebMaster du RDPG
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