Mercredi 15 octobre 2008

Le Portrait de Siméon J Francis Ekoga, publié dans " NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique "



* Ekoga : Un opposant gabonais parle
 

Liens WebAu Gabon, s’il est quelqu’un qui donne du fil à retordre au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), c’est l’opposant exilé en France, Siméon J Francis Ekoga (48 ans), président du Rassemblement démocratique du peuple gabonais (RDPG). Il a milité, depuis une vingtaine d’années, dans plusieurs mouvements politiques avec en ligne de mire la « libération du Gabon ». 


Des contempteurs du président Omar Bongo
(73 ans) au pouvoir depuis 41 ans et qui compte se représenter en 2012, l’opposant Ekoga est le plus en vue.


Provocateur, avec un réseau de relations politiques et d’hommes d’affaires, il ne veut qu’une chose : une transition en douceur au Gabon… pour éviter les affres de la guerre civile. Plongée avec le trublion gabonais dans le « Bongoland ».




Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique
* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

 

ENCADRE 1 Portrait de Siméon J Francis Ekoga


Image ExempleRien dans la formation de Siméon Ekoga le disposait à une carrière politique.

Scientifique, piqué par le virus de l'informatique, il fait ses classes au sein du groupe français EDF-GDF, avant d'intégrer plus tard la prestigieuse Agence spatiale européenne (ESA). 

Un temps, il a milité au sein de l'Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou. Puis, il a pris sa carte au sein du Forum africain pour la réconciliation (FAR), parti politique légalement reconnu au Gabon.

En 2000
, il adhère au mouvement BDP (Bongo doit partir). Ce mouvement réclamait un changement radical en demandant le départ de Bongo. Ekoga est alors en désaccord avec « 
la ligne politique du parti qui prônait la violence politique sans réelles perspectives d'avenir
 ».
Il quitte et part définitivement créer le RDPG (Rassemblement démocratique du peuple gabonais) en 2003 dont il assume la présidence.

En peu de temps, il a réussi à fédérer autour de lui, de très nombreux opposants de la diaspora gabonaise. Cela est sans doute dû à la singularité de Ekoga. Il n'est pas un « ancien » ou un « militant de première heure » du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il n'y a jamais milité contrairement à la plupart des opposants. Ce qui lui donne la latitude de ruer dans les brancards.

Mais, comme, il le soutient, son opposition se voudrait « 
républicaine
 ». D'autant plus vrai qu'en 2003, sur invitation du pouvoir gabonais, il a rencontré le président Omar Bongo « pour discuter avec lui des changements qui s'imposaient au pays et faire légaliser mon parti ».

Du chemin parcouru depuis cette date… il est un des rares hommes politiques de son pays à avoir refusé d'aller « à la soupe populaire ». Ce qui lui a valu et lui vaut toujours « 
une campagne de déstabilisation, de calomnie et de mensonges orchestrée par le pouvoir 
». mais, assure t-il « j'ai résisté ».

Son combat politique, il l'inscrit - à l'entendre - dans le grand creuset « d'un »
Gabon avec son patrimoine « civilisateur », sa tradition militante et son capital humain, qui soit capable « d'assumer une vie politique axée sur le principe de l'alternance au pouvoir, respectueuse de la volonté du peuple et des droits fondamentaux des citoyens ».

En un mot, Siméon Ekoga, en appelle à une synergie pour un réel changement et pour la construction d'une société gabonaise « où il fera bon vivre ».

Hors politique, dans ces moments de détente, il explore le monde de l'Internet, une passion qu'il a, notamment, grâce à sa formation d'analyste programmeur - informatique à l'Ecole supérieure d'informatique de gestion de Paris (ESIG).

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* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

 


ENCADRE 2
   : 
Une réelle opposition


Image ExempleParce qu'il affirme avoir « consacré tant d'années de ma jeunesse à lutter pour mon pays », Siméon Ekoga, ne veut pas que l'après Omar Bongo, ne transforme le Gabon en un théâtre de guerre.


Le RDPG n'est pas dans un affrontement frontal avec le pouvoir en place, dit-il en substance. Son opposition au président gabonais, certes brutale, n'est pas non plus une politique du tout ou rien. D'ailleurs, lui, l'opposant le dit assez nettement : « l'opposition telle que nous l'entendons, n'est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l'Afrique (…) l'opposition telle que nous l'entendons n'est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l'opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique ».


Alors dans ce cas, qu'attend le RDPG du régime actuel ? La réponse fuse comme une évidence : « l'unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts ».


L'Afrique de demain a besoin d'une meilleure visibilité. En s'opposant à Bongo dans « l'intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive » . (
Car, ils ne veulent pas envoyer Omar Bongo au paredon encore moins le brûler sur la place publique)


N'est-ce pas vraiment là, le minimum dans une démocratie ?


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* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale

PORTRAIT D'UN OPPOSANT : Siméon J Francis EKOGA, président du RDPG

logo2.gifSiméon J Francis EKOGA, c'est d'abord un exil d'une vingtaine d’années hors de son pays, qu'il a quitté au milieu des  années 80 pour aller poursuivre ses études en France. Très tôt, il fréquente les différents mouvements dits de « Libération du Gabon ».

Parallèlement, il s'engage en France dans les mouvements et partis d'opposition gabonais au régime d’Omar Bongo Ondimba: les appellations sont diverses, du Morena à l’UPG, du FAR  jusqu’au BDP. Il devient alors l'un des plus actifs dirigeants de l'opposition en exil.

En juin 2003, il crée le RDPG, et c'est sous les couleurs de ce dernier que Siméon J Francis EKOGA milite aujourd'hui, avec la même vigueur, et probablement quelques solides habitudes héritées de la clandestinité et de l'exil, en plus…

Le Gabonais,  depuis son long exil en France, croise nombre d'hommes politiques français, de tous bords, et à droite comme à gauche noue de solides amitiés. Il en a profité pour élargir son réseau de relation aux hommes d'affaires. Il fréquente plusieurs chefs d'État et hommes politiques influents.

Après son court passage (une semaine) au Gabon en juillet 2003, à l’invitation du président Bongo Ondimba, à la faveur d'une « timide ouverture démocratique », il apparaît aux yeux de certains collaborateurs de ce dernier comme un adversaire gênant, dangereux voire trop ambitieux, qu’il faut coûte que coûte écarter ou abattre, au profit d'hommes de paille créés par le pouvoir. Ces « faucons » l’accuseront régulièrement, dans plusieurs organes de presse et sites internet (sous divers pseudonymes et noms d'emprunt) d'être à la solde du régime de Libreville pour le décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale voire internationale, sans que la moindre preuve (matérielle ) ne soit portée à la connaissance du public.

Siméon J Francis EKOGA est aussi victime du saisissant clivage qui oppose, aujourd'hui, « les héritiers naturels » du président Bongo Ondimba et les différents courants « politico mafieux » qui s’affrontent pour sa succession. Il représente cette nouvelle génération de Gabonais de l’extérieur, communément appelée « diaspora gabonaise » voire « gabonais de la diaspora », intègre, pétrie d’une expérience, d’une culture voire de convictions politiques et économiques; pour tout dire d'une « mentalité » fort contrastée.

L'homme est volubile et chaleureux, longtemps pénalisé par son caractère impulsif, c'est un orateur habile, qu'on dit parfois populiste, très rusé. Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'absence d'un État de droit au Gabon. Il s'illustre surtout par son pragmatisme politique.

Même s'il admet avoir pu commettre des erreurs stratégiques dans sa carrière, il reconnaît néanmoins la difficulté de mener un combat politique « normal » dans un pays comme le Gabon, qui est désormais une singularité en Afrique.

Dakar le 5 août 2007

Copyright ©  Keniebadougo


* INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale


Image ExempleNous vous invitons à découvrir l’interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA (photo), Président  du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais  (RDPG ) dans la revue NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique* n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale - qui vient de paraître. 



Siméon J Francis EKOGA

* Le magazine NewAfrican est en vente dans la plupart des kiosques à journaux et librairies en Europe, en Afrique partout dans le monde entier.

INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale

, Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) fait le point sur la situation politique, économique et sociale du Gabon.

Cette interview  a déjà suscité de nombreuses réactions positives tant en Europe qu'en Afrique.
  

Le Bureau de Presse du RDPG

A 20 ans, dans les années 1980, il milite
au sein de la jeunesse du Mouvement de redressement national (MORENA, premier parti clandestin d'opposition) du Gabon.

Six ans plus tard
, la « foudre répressive » s'abat sur les fondateurs du Morena. Siméon Ekoga décide alors « le vague à l'âme » de s'exiler en France pour « 
poursuivre mon combat politique
 ».
 
Par WebMaster du RDPG - Publié dans : Le Parti / Le RDPG
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Mercredi 15 octobre 2008
Voilà près de vingt ans que l’économie gabonaise traverse une crise sans précédent. Malgré les lourds sacrifices consentis par le peuple dans le cadre de programmes d’ajustement successifs et alors que les perspectives économiques mondiales s’annoncent prometteuses et que commerce mondial connaît une expansion, l’évolution des principales variables macro-économiques  notre pays n’inspire qu’inquiétudes.

La situation des finances publiques reste précaire, marquée notamment par la persistance des déficits budgétaires.

L’activité économique intérieure connaît une forte décélération .La production industrielle régresse dans de nombreuses branches ; le taux de croissance du PIB est en chute libre et devrait être négative d’ici là.
Le chômage prend de l’ampleur et la pauvreté se généralise .Un sentiment de désespoir et de fatalité hante les gabonaises et les gabonais qui doutent de plus en plus de la capacité des gouvernants à maîtriser la situation, à relancer la croissance et à améliorer leur existence.

Nous ne nous résignons pas à la crise actuelle. Nous refusons d’admettre que le Gabon est condamné et qu’il n’existe aucune voie de renouveau. Nous croyons que les difficultés de notre pays et les interrogations de nos compatriotes peuvent trouver des réponses.

Cela suppose de l’ambition, du courage et de l’imagination.

De l’ambition pour explorer avec audace de nouvelles voies et de nouvelles stratégies.
Du courage pour rompre avec le conformisme et refonder totalement l’économie gabonaise.
De l’imagination enfin, car le Gabon a tous les atouts pour redevenir une grande nation.

Nous croyons à la pertinence et à l’efficience de l’économie sociale de marché que propose le RDPG pour bâtir une économie moderne, performante et compétitive, source de progrès social.
 
Nous proposons de la mettre en œuvre pour :
 
- assainir le cadre macro-économique et approfondir les reformes   économiques ;
-        moderniser et développer les infrastructures de base ;
-        réhabiliter la météorologie ; promouvoir la science et la technologie dans un cadre développement durable ;
-         réorienter et redynamiser la politique agricole ;
-    redynamiser l’industrie et développer la production minière et énergétique ;
-        promouvoir le tourisme et l’artisanat.
 
1  -Assainir Le Cadre Macro- Economique et Approfondir Les Reformes Economiques.  
 
Pour créer les conditions d’une croissance soutenue et durable, il nous faut prendre des mesures fermes et courageuses d’assainissement de réformes économiques, de manière à redresser la situation des finances publiques à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté.
 
a)   Restaurer les finances publiques
 
La situation désastreuse des finances publiques nous oblige à imposer  une discipline budgétaire stricte ,de manière à réduire les dépenses non prioritaires et non pertinentes .Sur la base d’un code de transparence sur la gestion des finances publiques que nous proposerons de faire adopter , les procédures de dépenses seront réaménagées en vue d’une surveillance plus stricte des engagements de dépense et d’une plus grandes rigueur .Des situations d’exécution des budgets seront établies périodiquement, systématiquement et de manière à éviter les dérapages et à maîtriser les DENO.
 
IL est urgent et impérieux que nous renouions avec la communauté financière internationale .Le Gouvernement tout entier sera mobilisé dans ce sens, afin que dans les meilleurs délais le pays bénéficie aussi d’une assistance financière, soit éligible à l’initiative PPTE et puisse conclure des accords de remboursements du Gabon.   
 
En attendant, le gouvernement s’emploiera avec détermination à la fiscalité et à la modernisation de l’administration fiscale, de manière à dégager une épargne  budgétaire substantielle respectant le critère clé de convergence de la CEEMAC.
 
Il s’agit d’améliorer sensiblement les recettes budgétaires sans augmentation des taux d’imposition qui découragerait la production, l’investissement et la création d’emplois encourageraient la corruption et la fraude fiscale.
 
- L’élargissement de l’assiette fiscale, tant en ce qui  concerne les personnes que les activités imposables, et un recensement rigoureux des contribuables.

La fiscalité de certains secteurs non soumis à l’impôt foncier, en particulier, fera l’objet de mesures particulières pour augmenter le rendement fiscal ;

-La rationalisation et la simplification de taxes existences, notamment l’harmonisation de la TVA, et la réduction des exonérations ;

- Le renforcement du contrôle fiscal et de la lutte contre fiscale tant à l’intérieur de l’administration fiscale qu’en direction  des contribuables.
    
Les économies dégagées de l’augmentation de la gestion des ressources de l’Etat et de l’augmentation de l’épargne publique seront affectées prioritairement à la résorption des arriérés intérieurs et à l’investissement public en vue d’amorcer la croissance et de lutter contre la pauvreté.
 
b) Mener une politique monétaire novatrice  et efficiente
 
La politique monétaire sera orientée vers la dynamisation des concours du système financier à la reprise de la croissance économique tout en consolidant la stabilité des prix avec en perspective, la suppression des avances statutaires  de la BEAC. Pour atteindre cet objectif, il nous faut soutenir les actions qui visent à renforcer  le rôle des banques, en particulier dans la promotion de l’épargne  longue, poursuivre la restructuration du système bancaire et soutenir le développement de la micro finances (COOPEC ,CREP) et des «  banques mobiles «  rattachées au réseau postal ».
  
Les mesures diligentes  que nous comptons  prendre pour rendre effective l’application du code foncier rural et pour régulariser la situation des propriétaires fonciers urbains devraient offrir aux banques des possibilités de garanties immobilières et renforcer leurs produits financiers.
   
c)    Promouvoir la bonne gouvernance
 
La bonne gouvernance qui prône l’obligation de rendre compte dans la transparence, la participation du peuple et l’Etat de droit sont aujourd’hui des dimensions essentielles, des facteurs déterminants de toute politique de développement, elle est un critère d’évaluation de la performance des pays. La crise économique, politique et sociale que vit le pays est imputable essentiellement à la mauvaise gouvernance, à la corruption généralisée, à l’autorisation politique et économique, à l’imputer, aux gaspillages. Il faut y mettre fin. c’est une exigence nationale. Nous ’y consacrerons avec d’autant plus de détermination et d’abnégation que par ses deux dimensions objectifs et technique, la bonne gouvernance constitue la synthèse de nos objectifs de refondation. Les audits des privatisations et des liquidations que nous ferons entreprendre seront le signe de notre engagement. Mais au delà, nous proposerons l’adoption d’une loi sur l’enrichissement illicite pour marquer notre volonté d’assainir l’environnement de notre politique de développement.
 
d) poursuivre la libération économique et assainir l’environnement des entreprises
 
Avec l’option de l’économie sociale de marché, le RDPG certes, dit non au capitalisme sauvage, aux égoïsmes étriqués et à la recherche effrénée du profit individuel, mais il entend résolument engager le Gabon dans la voie de l’économie de marchés où l ‘entreprise et l’initiation privées sont le moteur de la croissance ; mais en conséquence, l’action de désengagement de l’Etat des secteurs non stratégiques doit être poursuivie et consolidée afin de favoriser la mobilisation les performances des entreprises et d’accroître la compétitivité de l’économie. Dans certain secteur pétrolier dans le transport aérien, dans l’hôtellerie, dans l’industrie textile, dans les secteurs bancaires et agricoles.
 
En ce qui concerne la filière de l’agriculture, nous réaffirmerons notre option d’une plus grande implication des opérateurs privées, en particulier les producteurs, dans les opérations de commercialisation intérieure et de lutter contre la pauvreté.
       
Nous proposons d’agir dans trois directions et de faire aboutir cette importante reforme dans les meilleurs délais afin de rassurer le monde paysan :
-        Mettre en place un cadre juridique et institutionnel, rationnel, à effet d’une meilleure définition des objectifs de l’action économique de l’état en matière de commercialisation des produits agricoles dans un contexte libéralisé, mais régulé ;
-        Installer les nouvelles structures de gestion de la filière ;
-        Appuyer l’organisation du monde paysan (OPA) et promouvoir un secteur privé local performant.
 
La libération des activités agricoles rend nécessaire de définir de nouveaux moyens de financement du secteur. Nous soutiendrons les initiatives en vue de l’émergence d’institution mutualiste d’épargne et de crédit agricole.
 
Pour assainir l’environnement des affaires, nous entendons mener des actions énergiques contre la fraude, la contrefaçon et la contrebande qui constitue aujourd’hui de grands fléaux économiques et les grandes préoccupations pour les investisseurs.
 
La commission nationale de lutte contre la fraude sera structurée, activité et dotée  de moyens d’action conséquents. De même, la reforme et redynamisation de la commission de la concurrence et de la commission de répression des fraudes s’avère nécessaire pour démanteler les situations monopolistiques, sanctionner les pratiques anticoncurrentielles et renforcer la transparence du marché.
 
Une protection plus efficace de la propriété industrielle sera mise en œuvre pour lutter contre la contrefaçon qui constitue une véritable calamité, notamment pour notre industrie textile.
 
Nous avons déjà évoqué les mesures que nous entendons prendre pour moderniser la justice et consolider l’Etat de droit. Nous avons également indiqué que le Code de la Fonction Publique garantira la transparence des procédures des droits aux usagers. Nous compléterons ces dispositions par la réforme du code des marchés publics et celle du code des investissements pour plus d’autonomie et de moyens.
 
a)    Définir et mettre en œuvre des instruments plus efficaces d’incitation  à l’investissement
 
L’accumulation du capital est le principal déterminant de la croissance. Celle-ci est en chute libre depuis qu’il est devenu de lus en plus difficile de mobiliser des financements extérieurs, que l’investissement public s’est contracté et que la FBCF privée est en baisse en raison du contexte politique.
 
Renouer rapidement avec une croissance forte signifie dans ces conditions, stimuler vigoureusement l’investissement de l’environnement des affaires, constituent des éléments d’incitation.
 
2 – Moderniser et Développer les Infrastructures de Base
 
Les infrastructures de base sont des secteurs-clé pour attirer les investissements, soutenir le progrès économique et moderniser le pays.
 
Il nous faut prioritairement établir le potentiel économique de base, améliorer ses performances, et sa compétitivité, et assurer son développement pour construire une société de progrès, fondée sur l’égalité, la justice et la solidarité.
 
a) Poursuivre la libération des Télécommunications et développer les Nouvelles Technologies de l’Information.
 

Avec l’Internet, les Télécommunications sont devenues, plus que par le passé, l’épine dorsale de l’économie, un enjeu national et international. Notre objectif est d ‘approfondir les réformes structurelles et d’engager des actions ambitieuses afin que les ITL soient un puissant outil de construction d’une nation unie et solidaire, économiquement dynamique et compétitive ; afin aussi qu’à l’échelon sous-régional et international le Gabon soit un solide partenaire dans la construction d’un nouvel ordre de l’information.
 
Pour cela, nous proposerons la reforme de la loi portant code des Télécommunications, de manière à prendre en compte le développement de l’Internet, la nécessité de libéraliser le téléphone fixe. Nous veillerons à ce que dans le cadre des conventions avec les nouveaux opérateurs, le développement de la Téléphonie rurale soit intensifié, afin d’améliorer la densité téléphonique.
 
La mission de contrôle de l’Etat sera renforcée, notamment en ce qui concerne la qualité technique et la fiabilité de la facturation qui est l’objet aujourd’hui de récriminations des gabonais.
 
Les projets d’informations des services publics et les diverses applications de l’informatique que nous comptons mettre en œuvre viseront à promouvoir la compétitivité des entreprises et à améliorer la qualité et le rendement des institutions de l’Etat. Ces initiatives seront amplifiées par  deux projets majeurs.

- la création d’une Ecole Supérieure des Télécommunications pour fournir à l’administration et au secteur privé le personnel de haut niveau nécessaire au développement du secteur ;
- le partenariat avec le secteur privé national et international pour développer des actions orientées vers la production des logiciels, le montage de matériels et la maîtrise industrielle des filières électronique.
 
b)   Moderniser les transports terrestres et développer les infrastructures
 
Avec les difficultés financières actuelles du pays, le réseau routier national s’est considérablement dégradé. Faute de moyens financier, la privatisation de l’entretien routier n’a pas crée les conditions d’un entretien régulier des infrastructures, et fait peser une grave menace sur le patrimoine routier et sur la compétitivité de l’économie nationale.
 
Nous devons prioritairement multiplier nos axes autoroutiers. Nous allons immédiatement engager des négociations avec le secteur privé qui devra aboutir à la construction de trois autoroutes privées à péage :
 
L’entretien routier ainsi que celui des pistes sera confié au génie militaire avec l’appui des fonds régionaux.
 
Pour remédier aux difficultés de circulation à Libreville, nous comptons faire aboutir le projet de Train Urbain Librevillois (TUL) auquel nous proposerons d’asseoir deux autres : La création d’un réseau de gares périphériques au Nord, au Sud et à l’est de Libreville.
 
Nous conduirons ces actions dans un cadre juridique et institutionnel rénové pour sortir le secteur de l’économie informelle. Le projet de code des transports que nous soumettrons au parlement clarifiera les missions des différents intervenants (Etat, collectivités, Opérateur privés) et les conditions administratives applicables à la professionnalisation du transport.   
 
c) Réhabiliter le transport ferroviaire et soutenir l’intégration en Afrique 
 
La situation d’abandon dans laquelle se trouve le chemin de fer gabonais est inacceptable. Il nous faut réhabiliter le transport ferroviaire et lui restituer le rôle historique qu’il joue dans le développement des nations. Le rôle historique des chemins de fer doit être de favoriser l’intégration de l’Afrique Centrale et de mettre à la disposition de tous les peuples de notre sous région les meilleurs produits au meilleur coût. Pour cela, nous nous engageons à créer, en accord avec les gouvernements de la sous région une ou plusieurs sociétés privées de chemins de fer modernes à la dimension de l’Afrique centrale. Nous proposerons par exemple une ligne de chemin de fer, « la côtière » . Mais, Nous proposerons aussi, une ligne « du nord » .
 
D’autres voies peuvent être envisagées.
 
d)  Promouvoir le transport aérien national pour soutenir la décentralisation et développer le tourisme   
 
Comment réussir une politique nationale de l’aviation civile sans un projet cohérent et pertinent de développement national. Nous proposons de résoudre cette contradiction en associant le transport aérien à notre grand projet  de décentralisation et de promotion du tourisme. Pour cela, nous croyons nécessaire de rationaliser le cadre institutionnel d’une part, en renégociant le contrat de concession de l’aéroport de Libreville pour établir le système de gestion intégrée de l’ensemble des infrastructures aéroportuaires et d’autre part en transférant toutes les compétences de réglementations et de contrôle à une structure unique.

Avec la privatisation d’Air Gabon qu’il faudra réaliser au plus vite, et la réhabilitation des aérodromes de l’intérieur,  l’avion deviendra un mode usuel de transport au Gabon et soutiendra la décentralisation et le tourisme.
 
e) Renforcer la compétence de nos ports
 
Dans un environnement international de plus en plus concurrentiel, le défi majeur que doivent relever nos ports est celui de la compétitivité. Pour le port en eaux profondes d'Owendo, l’objectif de compétitivité exige outre la rationalisation de la gestion technique et financière, des actions de réhabilitation et de modernisation des infrastructures et le renforcement des mesures de sécurité.
 
3 - Réhabiliter le rôle économique et social de la météorologie    
 
a) Réhabiliter le rôle économique et social de la Météorologie
 
Il faut sortir la météorologie de la situation marginale où elle est confinée  depuis  plusieurs décennies et lui  assigner un rôle actif dans l’allocation optimale des ressources nationales et dans la promotion de la compétitivité de notre agriculture et de notre industrie. Nous proposons de la doter d’un cadre institutionnel propre et de moyens techniques adéquats en rapport avec nos ambitions.
 
Nous entendons mettre en place une structure nationale de coordination des activités météorologiques regroupant les différents initiateurs et acteurs du secteur, le conseil supérieur de la Météorologie nationale. Pour la mise en œuvre des grandes orientations du Conseil, une agence Nationale dotée de compétences élargies et de moyens techniques et humains performants sera créée et disposera d’antennes régionales pour gérer les activités et animer le réseau météorologique national.

C’est en s’appuyant sur ces deux institutions que la météorologique nationale pourra réhabiliter et densifier son réseau d’observation et servir efficacement l’agriculture, l’hydrologie, la navigation maritime et aérienne, l’urbanisme et l’habitation.
 
b) Promouvoir la recherche scientifique et technologique 
 
L’activité inventive est aujourd’hui l’instrument majeur de puissance, de domination  et de compétitivité  des nations. Le large fossé qui sépare les pays développés et ceux en voies de développement s’explique essentiellement par les niveaux différents de maîtrise de la science et de la technique.
 
Notre ambition est que l’esprit scientifique s’enracine dans les mentalités individuelles et collectives de manière que la science et la technologie soient les vecteurs d’un développement endogène et autoentretenu. En conséquence une nouvelle orientation de notre système de recherche scientifique et technologique s’impose. Nous proposons de développer des grands pôles de recherches interconnectés étroitement, d’accroître les moyens de la recherche et d’intensifier la coopération scientifique internationale. L’université et les grandes écoles, les ministères techniques et les entreprises constitueront les foyers de la recherche nationale.
 
A l’université et dans des grandes écoles, on pratique une recherche de haut niveau ; de nouveau moyens seront alloués pour moderniser les laboratoires et mettre en œuvre des programmes de recherche de haut niveau en partenariat avec le secteur privé et les autres administratives technique, de manière  que les résultat de la recherche soient directement valorisables en entreprise.
 
Pour coordonner et orienter le système nationale de la recherche, un conseil Supérieur de la recherche regroupant les représentants des chercheurs, les Ministères et les opérateurs économiques et socioculturels sera crée.
 
Un prix de l’innovation technologique sera décerné chaque année pour encourager les efforts des entreprises qui investissent dans la modernisation des outils de production et de la compétitivité.
 
Une académie des sciences et de la culture sera créée dont l’objectif sera de soutenir, de récompenser et aider les meilleurs chercheurs gabonais et africains.
 
4- Développer le Capital Humain
 
Au nombre des variables qui favorisent ou entravent le progrès de L’Afrique,  il convient de citer les capacités humaines à innover et à appliquer les technologies modernes pour conquérir la nature et transformer les produits sous des formes qui répondent aux besoins internationaux .Le développement humain et le secteur social sont donc des facteurs de compétitivité. Le sommet mondial de COPENHAGUE pour le développement social (1995) l’a reconnu et à engagé les Etats à appuyer prioritairement les politique qui œuvrent à la promotion d’un cadre de développement humain et social centré sur le bien -être de l’homme. Depuis 2003, Le RDPG prône cette politique, pour des raisons économique certes, mais surtout pour des raisons humaines et morales.
 
Fidèle à cette doctrine nous ferons en sorte que la valorisation des ressources humaines et des renforcements des capacités occupent une place de choix dans les actions à entreprendre. En dehors des initiatives en faveur de l’éducation, de la formation et de la santé, il nous semble nécessaire d’organiser une gestion stratégique des ressources humaines nationales. Dans ce cas, nous proposons qu’une base de donnée complète sur les compétences nationales dans les diverses disciplines soit mise en place, afin de faciliter l’utilisation active des capacités gabonaises.
 
Le recyclage et le perfectionnement devrons faire partie des obligations des entreprises vis à vis du personnel. Les formations permanentes et les campagnes d’alphabétisations seront encouragées, tout comme les voyages d’études qui permettent d’élargir l’horizon de nos compatriotes, en particulier des jeunes.
 
Une action volontariste de placement de nos compatriotes dans les institutions internationales sera menée. Le développement de l’esprit d’initiative et d’entreprise bénéficiera d’une attention soutenue.
 
Nous avons déjà indiqué ce que nous comptons faire en matière d’information et de communication sociale. Ces actions seront complétées par une large ouverture des médias publics aux débats contradictoires et à l’élargissement des connaissances de nos compatriotes.
 
5 – Réorienter et Dynamiser La Politique Agricole
 
L’agriculture gabonaise connaît un réel essoufflement ; l’inexistence du crédit agricole avec la dissolution de l’ONCA et l’extrême pauvreté des exploitations agricoles sont des indicateurs patents.
 
Il est en conséquence d’une grande nécessité de réorienter et de redynamiser la politique agricole afin de renouer avec une croissance soutenue et de réduire la pauvreté en milieu rural. Les actions stratégiques que nous envisageons de mettre en œuvre concerneront :
 
- l'amélioration de la productivité et de la compétitivité du secteur agricole ;
- le renforcement de la politique de diversification et de la promotion de l’agro-industrie ;
- la promotion du monde rural.
 
a)   Améliorer la productivité et la compétitivité du secteur agricole
 
Pour limiter les pertes post-récoltes et renforcer la compétitivité du secteur agricole, il faut aussi assainir les circuits de distribution et rationaliser les mécanismes de commercialisation. A ce titre nous travaillerons au renforcement de la chaîne Pistes agricoles – Centres de collecte – Marchés de gros – Marchés de détail. Comme nous l’avons déjà indiqué les efforts que nous comptons faire en matière d’amélioration des pistes rurales. Un soutien financier sera apporté aux communes pour doter les principales zones de production, de centres de collectes et pour développer le réseau de marchés de détail. Parallèlement, le secteur privé sera associé à la réalisation d’autres marchés de gros.

La surveillance et la régulation du marché intérieur des produits agricoles doivent être plus efficacement organisées. Nous proposons d’associer les Opérateurs économiques à la mise en place d’un nouvel instrument de promotion de la commercialisation intérieure des produits agricoles. En ce qui concerne la commercialisation extérieure d nos produits agricoles, le processus en cours doit être poursuivi..
 
L’intervention de l’Etat doit davantage cibler le développement des capacités, la mise en œuvre des mesures d’incitations, l’amélioration des techniques agricoles, la promotion de la qualité et le développement des semences et des plants.On devra évoluer vers un Groupement d’INTÉRÊT économique (GIE) associant l’Etat aux organisations professionnelles Agricoles (OPA) et à la chambre d’Agriculture, de manière qu’elle prenne plus efficacement en charge les Nouvelles missions que nous comptons lui assigner et qui viseront, à travers la formation, la valorisation des résultats de la recherche et un meilleur encadrement, l’émergence d’organisations professionnelles performantes et le développement d’un secteur privé dynamique.
 
L’intervention de l’Etat doit également viser à soutenir la recherche-développement, à promouvoir l’aménagement, l’équipement et la gestion de l’espace rural.
 
Pour consolider la compétitivité de notre agriculture, il faut aller vers la mécanisation : cela permettra de réduire la pénibilité du travail agricole et de favoriser l’exploitation rationnelle des sols.
 
L’industrie gabonaise doit y contribuer.
 
b)   Renforcer la politique de diversification et promouvoir l’agro-industrie
 
Renouer avec une croissance soutenue dans le secteur agricole et réduire la pauvreté en milieu rural exigent aussi la diversification des cultures et la promotion de l’agro-industrie pour tirer profit de nos avantages comparatifs. De nouvelles filières porteuses doivent être identifiées et promues, la spécialisation agricole régionale doit être développée et l’agro-industrie dynamisée.
 
La promotion de nouvelles filières agricoles se fera sur la base de la spécialisation selon les conditions climatiques spécifiques à chaque région.
 
Les actions spécifiques en faveur du développement de l’élevage seront orientées en direction de la filière bovine, en accordant la priorité à la production laitière, ainsi que les filières des élevages à cycle court (porcs et volailles). Autosuffisance et exportation : ces actions seront soutenues par la professionnalisation des éleveurs, la promotion des métiers et de la viande et du lait, la modernisation et l’équipement des installations d’abattage et de transformation. Il nous faudra également faire la promotion de la pêche maritime et lagunaire, dynamiser la pêche continentale et développer l’aquaculture.
 
Aujourd’hui fer de lance de l’industrie gabonaise, l’agro-industrie est appelée à devenir le moteur de la diversification des productions agricoles qui permettra d’assurer des prix rémunérateurs et des revenus substantiels aux paysans.
 
La stratégie  préconisée par le RDPG sera basée sur :
 
- la promotion desinvestissements privés pour accroître la capacité de transformation des produits de plantation et favoriser l’émergence de petites unités dans les filières de diversification ;
- la promotion active de la consommation des produits du label national.
 
c)    Promouvoir le monde rural
 
Avec le recentrage du rôle de l’Etat dans la politique agricole, l’heure est venue pour le monde rural de prendre en main sa destinée, de s’émanciper et de s’épanouir par l’auto-promotion. Nous consacrerons à la promotion du monde rural toute mon énergie afin de lui assurer la place et la part qu’il mérite dans le progrès de notre pays.
 
Le bien-être social en milieu rural est étroitement associé au développement des infrastructures de base, notamment les voies de communication, de l’électricité, de l’hydraulique villageoise, des infrastructures sanitaires et éducatives. C’est à travers le budget de la décentralisation que nous comptons transformer la vie en milieu rural.
 
Les organisations professionnelles agricoles et la Chambre d’Agriculture, qui constituent les piliers du développement agricole, bénéficieront d’un appui matériel et financier substantiel pour consolider et relancer leurs activités. Avec l’appui des Centres de Métiers Ruraux et de la Banque Agricole, les OPA disposeront des compétences requises et des moyens nécessaires à la modernisation des exploitations agricoles et à la promotion sociale du monde rural.
 
6 – Intensifier la Production Minière, Rationaliser et Redynamiser la Politique Energétique

 
Malgré les énormes potentialités que recèle le sous gabonais, le secteur des mines et de l’énergie a eu une contribution relativement faible au développement économique et social de notre pays.
 
Confronté à la morosité persistance de sa balance des paiements, notre pays a l’opportunité et l’impérieux devoir de s’appuyer activement sur le secteur des mines et de l’énergie pour diversifier la base de ses exportations et accroître des ressources ; ce faisant notre objectif sera de :
-        économiser des devises sur notre facture pétrolière et améliorer sensiblement le solde de la balance des paiements ;
-        renforcer la compétitivité de notre économie en réduisant le coût de l’électricité.
 
Pour faire du secteur des mines et de l’énergie un autre pôle de croissance de notre économie, aux côtés du secteur agricole d’exportation et du secteur industriel, nous proposons d’agir en vue de :
-        Redynamiser le rôle de l’Etat dans la définition du cadre juridique et institutionnel, la recherche et la promotion des potentialités minières et énergétiques, de manière à attirer les investissements et intensifier la production ;
-        Développer la production et les réseaux et assurer au pays un rôle dynamique dans la sous région ;
-        Promouvoir les énergies nouvelles et renouvelables comme alternatives aux sources d’énergie classique.
 
a)    Redynamiser l’action de l’Etat en matière minière et énergétique
 
Dans le domaine minier, de nombreux gisements ont déjà été identifiés, notamment l’or, le nickel, le cuivre et le platine, le manganèse, l’uranium, le diamant etc. Il nous faut maintenant déployer et renforcer à une grande échelle les actions de promotion nationale et internationale de nos potentialités minières pour mobiliser intensément les capitaux privés nécessaires à la valorisation de ces ressources minières. Notre ambition est de hisser ce secteur à 10% du PIB de notre pays d’ici 2007 contre moins de 3% aujourd’hui.
 
Dans le secteur des hydrocarbures, les perspectives prometteuses des différentes recherches, notamment dans le domaine gaziers, doivent être soutenues par une reforme globale du secteur pétrolier. Nous suggérons d’instaurer un système de concurrence réglementée dans la production, l’importation, l’exportation, le transport, le stockage et la distribution des produits. L’effet attendu étant la redynamisation des activités et la baisse des coûts.
 
La privatisation de ce domaine constitue la seconde dimension de la libéralisation du secteur. Une fois un nouveau code pétrolier adopté et les mesures de redressement interne de la société mises en œuvre, la privatisation du patrimoine minier parachèvera le nouveau schéma d’organisation du secteur.
 
Avec les importants gisements gaziers, s’ouvrent à notre pays, de belles perspectives de production à bon marché et de vulgarisation du gaz butane ; ce qui permettra de lutter contre la déforestation et la dégradation de l’environnement, aussi bien au Gabon que dans la sou-région.
 
Nous instruirons le Ministère chargé de l’Industrie afin que les trois projets liés à ce programme, à savoir la production de réchaud à gaz, celle de bouteille de gaz et la mise en œuvre sur l’ensemble du territoire, de centres emplisseurs, fassent l’objet d’une grande priorité et trouvent dans les meilleurs délais des promoteurs privés et aux sociétés distributrices de produits pétroliers.
 
b) Développer les réseaux et la production d’énergie électrique
 
Si les restructurations du secteur électrique ont permis une certaine amélioration de la qualité et surtout la distribution de dividendes confortables aux opérateurs privés, il est regrettable que la satisfaction de la demande reste limitée, en particulier, en ce qui concerne l’électrification rurale, que les coûts de l’énergie électrique restent l’un des plus chers au monde.
 
Notre ambition est de transformer les conditions de vie des populations gabonaises et de bâtir une économie nationale moderne et compétitive ; en un mot de nous hisser au rang de nations industrialisées et prospères.
 
C’est pourquoi l’énergie électrique, instrument stratégique de développement économique et social doit être défendu et soutenu.
 
A l’instar du secteur des hydrocarbures, nous envisageons un nouveau cadre institutionnel assis sur un nouveau cadre juridique et adapté aux ambitions du pays. Ainsi, nous comptons étendre à la distribution le régime libéral dont jouit aujourd’hui l’activité de production d’énergie électrique, de manière à amplifier, à travers la multiplication d’opérateurs privés, l’équipement du territoire et en particulier le développement de l’électrification rurale. Dans ce domaine, nous souhaitons que dans les cinq prochaines années, toutes les localités de plus de 1000 habitants; soit une moyenne de 500 localités/an.

Pour consolider la position concurrentielle du pays, nous croyons nécessaire de renforcer le parc des centrales thermiques utilisant le gaz naturel gabonais, de manière à satisfaire de façon compétitive le système productif national, les grands programmes miniers et ferroviaires que nous avons  évoqué plus haut ainsi que la demande en électricité de la sous-région.
 
Nous n’oublions pas les énergies nouvelles et renouvelables sur lesquelles travaillent avec dévouement des chercheurs isolés et qui font l’objet de quelques applications à travers le pays. Ces initiatives seront encouragées et soutenues car elles conditionnent la modernisation de l’agriculture agro-industrielles et pastorales performantes.
 
 
7 - Développer l’industrie, assainir et redynamiser le commerce
 
Avec la mondialisation des échanges et la globalisation des marchés, l’industrie et le commerce apparaissent davantage chaque jour comme des secteurs incontournables dans le développement des nations.

 Malgré les grandes proclamations, les politiques menées depuis plusieurs décennies n’ont pas permis à l’industrie et au commerce d’impulser de façon décisive le progrès de notre pays qui reste exposé aux soubresauts du cours des matières premières .Il nous faut inverser radicalement cette tendance. C’est en s’appuyant sur l’industrie et le commerce que le Gabon doit entrer dans l’économie du 3ème millénaire, celle qui lui permettra : 

- d’améliorer ses comptes extérieurs et de gagner des devises ;
- de créer des emplois pour sa jeunesse ;
-d’impulser une croissance soutenue et de lutter contre la pauvreté.
 
C’est aux pouvoirs publics qu’il incombe de créer les conditions matérielles, juridiques, financières et psychologiques pour redynamiser le commerce en vue d’impulser une croissance économique forte et durable.

Nous te en ce qui me concerne, joindre les actes aux promesses et agir de façon résolue pour :

-        renforcer la densité et la compétitivité du secteur industriel ;
-        promouvoir les exportations et développer le commerce intérieur.
 
a)    Renforcer la densité et la compétitivité du secteur industriel
 
Avec le recentrage du rôle de l’Etat, investir dans l’industrie est d’abord l’affaire du secteur privée. Le gouvernement encouragera cette tendance en renforçant les actions de promotion des filières porteuses, notamment dans l’agro-industrie ou le taux de transformation des produits doit aboutir dans les cinq années à venir, à une modification radicale de la structure de nos exportations au profit des produits industriels. Sur cette base la transformation du manioc, des fruits et légumes, la conservation de la banane plantain et les transformations industrielles dans la filière céréales seront privilégiées afin de renforcer nos exportations, tout en contribuant à l’autosuffisance alimentaire.
 
Le second axe de la diversification du tissu industriel que nous entendons redynamiser, est celui de l’agriculture d’exportation, en particulier le cacao, le café, le caoutchouc, les oléagineux, le textile, le bois et l’industrie sucrière.
 
Nous nous félicitons du relatif dynamisme des industriels du cacao qui, ces dernières  années, ont consenti un réel effort d’investissement. Mais notre taux de production reste encore faible.
 
Nous sommes convaincus que nous pouvons faire mieux et nous comptons encourager le secteur. Il faut prendre toutes les mesures pour garantir les approvisionnements des industriels dans le cadre libéralisé de la filière café/cacao. Assurer 50% de transformation primaire de notre production nationale et 10% de production chocolatière dans les cinq prochaines années ne sont pas des objectifs au-dessus de nos capacités dans le Woleu Ntem par exemple.
 
Au niveau de la filière caoutchouc, il n’est plus tolérable qu’avec notre potentiel de production, l’industrie des articles en caoutchouc soit inexistante dans notre pays. C’est un axe de développement qu’en partenariat avec les opérateurs de référence dans  le domaine et les sociétés hévéicoles, le gouvernement engagera pour diversifier les bases de notre économie et consolider les revenus des planteurs villageois.
 
L’industrie textile est sinistrée. Victime de la fraude, de la contrefaçon et de la concurrence déloyale. Pourtant elle occupe une position stratégique par le nombre d’emplois directs et indirects concernés. Nous veillerons à ce qu’elle ne disparaisse pas. Il s’avérera nécessaire de restructurer une nouvelle fois l’ensemble de la filière, depuis l’égrenage jusqu’à l’impression avec en perspective le désengagement de l’Etat et l’implication de nouveaux opérateurs privés mobilisés à cet effet.
 
La filière bois doit pour sa part s’orienter davantage vers la deuxième et la 3eme transformation pour plus de valeur ajoutée et une utilisation rationnelle de notre patrimoine forestier.
 
C’est cette orientation qui sera soutenue, ainsi que celle visant à la création d’une usine de papier, attendue avec impatience par la presse et l’industrie de l’édition. Enfin, la filière des biens d’équipements, quasi-inexistante doit être développée, pour soutenir en particulier le programme de modernisation de l’agriculture, de redynamisation de l’agro-industrie et de relance des bâtiments et travaux publics.
 
C’est par sa compétitivité que l’industrie gabonaise pourra accroître ses parts de marché dans la sous-région et sur le marché international. Il s’agira de s’adapter aux standards internationaux, à la réglementation de la CEEMAC et aux exigences des marchés en termes de coûts, de qualité et d’innovation technologique. Un programme national sera dédié à la  recherche de la compétitivité de notre industrie et toutes les institutions liées à cette question seront mobilisées à cet effet.
 
Nous attendons des petites et des moyennes entreprises (PME et PMI) qu ‘elles servent de fer à l’industrie et au secteur privé gabonais Aujourd’hui, le dispositif d’appui à la promotion des PME est en crise tout comme, de façon générale, la stratégie de développement de l’industrie nationale elle-même.
 
Il est donc urgent de restaurer et redynamiser au plus vite les structures d’appuis aux PME managériales des promoteurs, à consolider la base financière des entreprises et à développer leur capacité à exporter.
 
La situation financière fragile de la plupart de nos entreprises industrielles est liée à l’absence de financement à long terme dans le portefeuille des banques et leur réticence à développer la gamme de leurs produits. Les résultats des actions d’amélioration de l’environnement des entreprises que nous avons évoquées plus haut, notamment au plan judiciaire et administratif, constitueront des incitations pour stimuler l’engagement des banques dans le financement de l’industrie. Au delà, nous croyons nécessaire d’envisager la mise en place par l’Etat d’un fonds de garantie pour sécuriser les banques et les inciter à appuyer  la création et le développement industriels.
 
Nous souhaitons d’autre part, que les conditions de création des PME soient facilitées et sécurisées, par une assistance plus renforcée des promoteurs et par un accompagnement efficace pendant les premières années de l’exploitation. Nous doterons les fédérations de PME d’une « MAISON DE L’ENTREPRISE » dotée des moyens modernes de communication, ou des services bureautiques pourront êtres partagés en commun et nous veillerons à ce que la Chambre de Commerce et d’Industrie ait un rôle plus actif dans la redynamisation de l’industrie gabonaise.
 
Les terrains industriels font actuellement défaut, sacrifiés au profit de l’urbanisation galopante ; cela pénalise le développement industriel. Nous proposerons de régler la question dans le cadre de la décentralisation en dotant chaque commune d’un schéma directeur d’urbanisme et d’une zone industrielle dont l’aménagement et la gestion pourraient faire appel au secteur privé.

Nous  souhaitons aussi séparer la gestion des terrains industriels de celle des terrains d’habitation, de manière à prévenir les tentations d’occupation abusive.
 
b)   Promouvoir les exportations et développer le commerce intérieur
 
L’amélioration de notre balance des paiements et nos comptes extérieurs doit reposer principalement sur notre capacité à exporter. Notre balance commerciale est positive, la situation de la balance des paiements est catastrophique. Il faut donc redynamiser les exportations, notamment celles des produits manufacturés à haute valeur ajoutée.
 
Le soutien de l’Etat doit être plus fort et plus soutenu par le redressement national en dépend. Pour garantir les prêts consentis par les banques aux exportateurs, nous souhaitons vivement qu’un organisme d’assurance-crédit à l’exportation voit le jour.
 
Pour la mise en œuvre des actions promotionnelles, nous entendons doter notre capitale  d’un parc des expositions digne de notre rang dans la sous-région.
 
C’est en améliorant notre capacité d’exportation que notre potentiel de production pourra être utilisé à plein régime et soutenir durablement la croissance.
 
Comme corollaire, les équipements et les circuits commerciaux intérieurs devront être modernisés, notamment pour assurer la fluidité de la distribution des produits vivriers et des produits manufacturés. En ce qui concerne l’agriculture, nous avons déjà indiqué que les principales zones de production agricole seront dotées de centres de collecte et que le réseau de marchés de détail sera développé en collaboration avec les communes. Le Groupement d’Intérêt Economique (GIE) d’appui à la commercialisation des produits agricoles que nous proposons de mettre en place en partenariat avec les  producteurs et les commerçants, sera l’instrument clé de la redynamisation de l’activité commerciale dans la filière agricole, à la fois pour réguler le marché, développer les capacités humaines et développer de nouvelles opportunités d’affaires.
 
De même, la production industrielle locale doit s’appuyer sur un système de distribution dans lequel les gabonais seront au centre du dispositif. Nous proposons de lancer un grand Programme d’Installation des Commerçants gabonais Modernes (PICGM) à la fois pour développer l’emploi des jeunes et promouvoir gabonisation de l’économie.
 
Toutes ces réformes doivent s’appuyer sur un cadre juridique cohérent et novateur. La loi d’orientation de l’activité commerciale que nous soumettrons au parlement comportera un ensemble de mesures portant sur :
 
-        le statut de commerçant ;
-        l’insertion des gabonais dans l’activité commerciale ;
-        la responsabilité des Chambre Consulaires ;
-        le régime de l’activité commerciale ; le contrôle de la concurrence et la répression de la fraude.
 
S’agissant de la fraude, les actions de contrôle et de répression seront intensifiées avec la mise en place d’un nouvel instrument permanent de lutte, doté de compétences et de moyens étendus, associant les différents intervenants du secteur.
 
8 - Redynamiser le tourisme et l’artisanat pour soutenir la croissance
 
Le tourisme est une industrie mondiale en forte croissance, pourvoyeuse de devises et d’emplois.
 
L’artisanat pour sa part constitue la base indispensable du tissu industriel comme l’atteste le processus d’industrialisation en Asie et même en Occident.
 
Le tourisme gabonais a énormément souffert du manque d’initiatives depuis des années.
 
Il s’agit maintenant pour notre pays et au regard de ses nombreuses potentialités, d’engager des actions qui permettront non seulement de réhabiliter la destination sur le marché mondial, mais surtout de générer des ressources nouvelles nécessaires au redressement économique du pays. Pour ce faire, nous considérons que l’intensification de la politique de promotion de la destination, la professionnalisation de l’offre et des produits touristiques et le développement des ressources humaines sont les trois axes de la nouvelle politique à mettre en œuvre.
  
Celle-ci devra s’appuyer sur un code du tourisme et de l’hôtellerie que nous proposons de faire adopter afin de définir les missions et les responsabilités des différents intervenants dans le secteur touristique et de fixer des règles susceptibles de garantir la qualité des prestations et des produits, et d’améliorer notre compétitivité internationale.

Dans cette nouvelle perspective, il est clair que la question des ressources humaines représente un enjeu. De façon urgente, nous pensons qu’il faut mettre à niveau l’ensemble des opérateurs du secteur grâce à un vaste programme de recyclage et de perfectionnement dans tous les domaines, depuis les guides du tourisme, jusqu’aux gérants de réceptifs hôteliers ; la capacité d’accueil devra quadrupler dans les cinq années à venir pour satisfaire notre ambition et l’accueil d’un grand nombre de touristes en 2008. A court terme, un Institut Supérieur du Tourisme et de l’Hôtellerie sera mis en place pour soutenir le développement de l’industrie touristique.
 
Parallèlement, le développement des écoles privées de tourisme devra être maîtrisé et les missions d’inspection et de contrôle qui relève du droit régalien de l’Etat assumées avec plus de rigueur et de fermeté. Il en ira même, de tout ce qui doit contribuer à faciliter et à sécuriser le séjour des touristes au Gabon.
 
Ces efforts en faveur du tourisme ne devront pas nous détourner de l’artisanat, base indispensable du tissu industriel et qui constitue un gisement d’emplois et de ressources économiques. A partir des besoins et des opportunités du secteur qui seront identifiés à l’issue d’un séminaire national que nous proposerons d’organiser, un Schéma Directeur de Développement de l’Artisanat (SDDA) sera élaboré et mis en œuvre. Il permettra d’identifier les filières porteuses, d’évaluer le potentiel national et de mettre en place les structures d’appui à la production et à la commercialisation des produits artisanaux et à la gestion des unités artisanales.
Par WebMaster du RDPG - Publié dans : Le Programme Politique
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Mercredi 15 octobre 2008
Au début  de ce nouveau millénaire et au moment où doit se tenir cette élection présidentielle, c’est un sentiment général d’angoisse et d’insécurité qui pèsent sur la société gabonaise ; une société malade, qui doute d’elle-même et de ses gouvernants.

Regardons autour de nous : la pauvreté s’étend et les inégalités s’accentuent ; de pays à revenu intermédiaire dans les années 1970, notre pays est aujourd’hui relevé au rang de pays lourdement endetté.

Cette pauvreté se mesure à l’érosion du pouvoir d’achat des ménages des villes et des campagnes, au dépérissement de la vie économique avec son corollaire de compressions, de licenciements massifs et de chômage endémique.

Abandon de la jeunesse, fragilisation de la famille, exclusion de la femme, prolifération des enfants de la rue, mendicité, prostitution, progression de la criminalité, de la moralité infantile et maternelle, de la prévalence du VIH/SIDA, de la baisse de l’espérance de vie. Telle se présente le Gabon aujourd’hui.
 
Certains prennent prétexte des difficultés financières du pays et des ajustements structurels nécessaires de notre économie pour penser et prôner qu’il faut sacrifier les services sociaux et abandonner à leur sort ceux de nos compatriotes qui n’ont pas assez de ressources pour disposer d’un logement décent, faire face à la maladie et assurer le bien-être de la famille.
 
C’est parce qu’il refuse une telle vision de la société, une telle situation de misère et d’exclusion que le RDPG appelle les gabonaises et les gabonais à se rassembler pour refondre le Gabon, pour construire une société de justice, de solidarité et de partage.
 
Les gabonais attendent du futur Président de la république qu’il attache une attention toute particulière à la question de leur bien-être social et qu’il apporte des réponses précises, ambitieuses et réalisables à la question du chômage, de la cherté de la vie, de la lutte contre la pauvreté et les inégalités, de l’école, de la santé, du logement, de la jeunesse, de la famille, de la femme et de l’enfant.
 
Qu’ils se rassurent. La finalité de notre politique économique, c’est la justice sociale et la lutte contre la pauvreté.
 
1 – Créer Des Emplois et Lutter Energiquement Contre La Pauvreté.
 
Le travail est le premier facteur d’intégration sociale. Or la politique de développement mené jusque là a favorisé des investissements sans impact sur l’emploi et le chômage du fait de l’inadéquation formation/emploi.  Promouvoir un meilleur équilibre au profit du secteur moderne constitue une exigence d’une économie moderne et une urgence sur le plan social.
 
Nous entendons qu’à la fois l’Etat et le secteur privé mobilisent toutes leurs capacités au service de l’emploi et d’une juste répartition de la richesse nationale. Nous proposons de créer une Commission Nationale de l’Emploi et des revenus (CNER) regroupant tous les partenaires sociaux (Etat, syndicats et Patronat) comme cadre de réflexion et d’orientation de la politique nationale de l’emploi et des revenus. L’agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi (AGEPE) en deviendra la structure opérationnelle et sera redynamiser pour encadrer et animer efficacement la politique nationale de promotion de l’emploi.
 
a)    Pour l’emploi, lancer de grands chantiers de développement socio-économiques
 
La croissance économique doit être consacrée prioritairement au développement socio-économique. Je propose deux grands programmes pour l’emploi et la qualité de la vie.
 
Le premier programme concerne les investissements publics dans le domaine des infrastructures, des services sociaux et administratifs qu’il faut intensifier pour soutenir les activités du secteur privé, développer le capital humain et renforcer les capacités opérationnelles de l’Etat en vue du bien-être social.
 
Les propositions que nous avons déjà faites en matière de développement de l’infrastructure routière, de l’industrie des mines et de l’énergie, de renforcement des moyens de défense et de sécurité, de même que les investissements dans le domaine de l’école, de la santé et de l’habitat  nécessitent que le budget d’investissement de l’Etat puisse atteindre 500 à 700 milliards de ressources financières à injecter dans l’économie nationale pour soutenir la création des emplois privés.
 
Le second programme concerne l’emploi public à travers le renforcement des ressources humaines dans les secteurs sociaux, dans la justice et dans la police.
 
Nous avons déjà proposé dès 2003, tout en veillant au respect des critères de convergence de l’Afrique centrale. Les effectifs de la police seront également renforcés et les déficits d’enseignants et de personnel de santé seront comblés.
 
L’embellissement des villes, l’amélioration de l’environnement urbain et la lutte contre les ordures ménagères recèle aussi des gisements d’emplois. Nous entendons les développer avec les collectivités locales dans des projets à haute intensité de main-d’œuvre.
 
b)    Pour l’emploi, consolider le développement agricole et artisanal
 
Le secteur agricole devra rester le principal employeur du pays, ainsi que l’artisanat exercé pratiquement de manière informel. Les restructurations que nous proposons ont pour objectif de moderniser les emplois dans ces secteurs et d’améliorer les revenus des populations, notamment les jeunes.
 
Au niveau de l’agriculture, il s’agira d’impliquer davantage les jeunes dans la production et la commercialisation des produits avec l’assistance technique et financière des structures  d’appui à mettre en place. Des institutions similaires prévues au niveau de l’artisanat favoriseront l’insertion des jeunes gabonais dans le secteur.
 
c)     Pour l’emploi, mobiliser les entreprises
 
L’emploi public a ses limites, liées à la nécessité de recentrer le rôle de l’Etat et de faire du secteur privé le moteur de l’économie. En conséquence, c’est d’abord aux entreprises qu’il revient de créer des emplois. Les marchés publics les y aideront dans le bâtiments et les travaux publics notamment ; mais, c’est surtout parce qu’elles seront devenues plus compétitives et plus exportatrices que nos entreprises auront un impact décisif sur la situation de l’emploi au Gabon.
 
Dans cette bataille, nous souhaitons encourager tout particulièrement les Petites et Moyennes Entreprises, qui sont partout dans le monde les principales créatrices d’emplois, et soutenir la sous-traitance.
 
Former les jeunes au management et à l’esprit d’entreprises, promouvoir l’auto emploi, renforcer l’encadrement technique des PME et les aider à obtenir un meilleur accès au crédit auprès des banques, tout cela renforcera la place des PME dans la lutte contre la pauvreté et pour l’emploi.
 
2- Refonder le Système Educatif et Assurer l’Egalité de Chance à tous les Jeunes gabonais
 
La relative accalmie observée ces derniers mois sur le front scolaire et la sérénité qui a entouré les examens scolaires ne doit pas nous faire oublier que depuis une décennie l’école gabonaise est en crise.
 
La société gabonaise, elle-même en crise, a besoin d’une Ecole capable de lui insuffler l’âme que les défis actuels exigent. Il nous faut nous doter des connaissances et qualifications que le progrès requiert dans les conditions nationales et internationales actuelles. Refonder la société gabonaise dans ses valeurs éthiques et les questions liées au savoir passe par la refondation du système éducatif dans ses missions, son organisation et son fonctionnement internes.
 
a)    Fixer de nouvelles missions à l’école
 
La nouvelle école républicaine que nous souhaitons pour le Gabon sera un grand service public laïc et gratuit d’enseignement, de formation professionnelle et d’éducation permanente. Elle s’appuiera sur cinq principes :
 
-         elle doit être la résultante de notre histoire politique, économique et culturelle ;
-         elle doit être nationale, c’est-à-dire s’inspirer des modèles internes et prendre appui sur les ressources nationales ; mais en même temps elle doit préparer et consolider l’intégration africaine ;
-         elle doit assurer à tous l’égalité de chances sans discrimination sociale ni régionale ;
-         elle doit être organisée en plusieurs filières d’égales importances et compétitives ; qui contribueront à la mise en place d’une économie moderne et performante ;
-         elle sera un lieu de développement des langues nationales, un instrument de la culture nationale, de l’épanouissement individuel et de l’intégration africaine.
 
Pour réaliser ces principes, nous proposons d’organiser l’école en 3 cycles :
-         un premier cycle obligatoire, l’Ecole Fondamentale de la maternelle à la classe de 3ème ;
-         un cycle secondaire et de pré spécialisation pour les enfants de 17 à 20 ans avec des passerelles entre les établissements d’enseignement général et les établissements d’enseignement technique et professionnel ;
-         un cycle supérieur et de spécialisation avec au moins une Université par province.
 
b)    Améliorer le rendement interne du système éducatif

 
. Eradiquer la fraude aux examens et les tricheries à l’école est donc possible et nous le poursuivrons.
 
Mais la question de l’amélioration de rendement du système éducatif est plus profonde et plus complexe. Elle englobe la lutte contre l’échec scolaire, la qualité des programmes, des méthodes et des moyens d’enseignements ainsi que la mise en œuvre de critères pertinents pour l’orientation des élèves.
 
L’effort de l’Etat, dans le cadre du projet d’appui au secteur Educatif/Formation, sera orienté prioritairement en faveur de la modernisation et du renforcement des équipements pédagogiques.
 
L’amélioration du rendement du système éducatif exige aussi des enseignements de qualité, c’est à dire, des enseignants motivés, et la reconnaissance du mérite professionnel. C’est pourquoi, nous réaffirmons notre engagement à rendre effective l’application du décret abrogeant l’institution de salaires à double vitesse dans l’éducation nationale.
 
C’est également sur la base du mérite professionnel c’est à dire à travers un système objectif de sélection, que seront désormais pourvus les principaux postes de responsabilités (du système éducatif) de manière qu’un véritable profil de carrière soit mis en place et serve d’instrument de valorisation de la fonction enseignante.
 
En ce qui concerne l’enseignement technique et professionnel, l’enseignement privé, il faut mettre fin à la précarité de la situation sociale du personnel et veiller à la qualité des enseignements. Des contrats de travail devront régir les rapports entre le personnel et les fondateurs d’écoles privées et les contrôles pédagogiques se renforcer.
 
c)     Assurer le droit pour tous à l’éducation
 
La population scolaire s’accroît à un rythme vertigineux. Les capacités d’accueil doivent s’adapter pour que dans les cinq années à venir, se réalise notre objectif d’un taux brut de scolarisation de 100%. Nous nous félicitons de l’appui international. Des financements extérieurs seront recherchés en appui aux efforts internes que nous entendons faire en vue d’accroître les capacités d’accueil aussi bien au niveau du primaire du secondaire général et technique, que du Supérieur.
 
Avec le renforcement des capacités d’accueil, des méthodes et des moyens d’enseignement, les taux d’orientation et de réussite aux examens seront améliorés
 
Afin d’inciter les parents à scolariser les enfants dans les zones où les taux de scolarisation bruts sont faibles, des actions et des mesures spécifiques seront développées, en termes de fournitures scolaires, de développement es cantines scolaires, d’allocations d’aides en faveur des enseignés.
 
Démocratiser l’Ecole, c’est enfin agir pour la réduction des taux d’analphabétisme et d’illettrisme dont les niveaux élevés constituent un obstacle à la lutte contre la pauvreté et à la modernisation du pays.
 
d)    Créer les conditions d’une administration efficace et harmonieuse du système éducatif
 
La sérénité et la paix à l’école restent à consolider. Les actions que nous avons proposées pour renforcer les infrastructures, développer les moyens pédagogiques et réduire les taux d’échec scolaire devraient y contribuer.
 
En ce qui concerne l’enseignement Supérieur spécifiquement, ces actions seront complétées par un effort en direction des conditions d’hébergement de transport et de restauration des étudiants et la promotion de la vie associative sur les campus et dans les cités.
 
Améliorer la qualité des enseignements, c’est aussi agir pour la :
-         limitation des effectifs/classe ;
-         formation initiale et continue des enseignants ;
-         révision des programmes ;
-         mise en œuvre des moyens pédagogiques modernes, le renforcement de la documentation et le projet de formation à distance.
 
Un nouvel élan sera donné au programme d’alphabétisation fonctionnelle, en mettant un accent particulier sur les femmes.
 
Ces actions seront soutenues et appuyées, dans le cadre de la Régionalisation, avec les collectivités locales et les communautés villageoises.
 
L’enseignement privé constitue à l’heure actuelle une composante essentielle du système éducatif gabonais. Nous souhaitons que ses rapports avec l’Etat soient renforcés et rationalisés tant au plan pédagogique qu’administratif et financier.
 
Un cadre réglementaire nouveau sera mis en œuvre pour fixer les obligations des promoteurs privés, notamment en ce qui concerne la qualité des enseignements et les conditions d’embauche et de rémunération du personnel enseignant, et pour renforcer les missions de contrôle de l’Etat.
 
f) Promouvoir l’insertion professionnelle des scolarisés et des déscolarisés
 
L’inadéquation entre les programmes et filières de formation et les besoins réels du marché du travail est une situation maintes fois dénoncée et que nous entendons corriger pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes gabonais. Il faut pour cela que notre système éducatif s’ouvre sur le monde du travail et prenne davantage en compte les grandes tendances de la vie économique et sociale de la nation. Nous souhaitons en conséquence une plus grande implication de tous les acteurs sociaux dans la définition des grandes orientations de système éducatif et un partenariat dynamique avec le secteur privé en matière de formation professionnelle, et de promotion de l’esprit d’entreprise et d’aide à l’embauche. Les passerelles que nous proposons d’établir entre l’enseignement général et la formation technique et professionnelle, dès les classes de 3ème, offriront des opportunités de formation à un métier et à un emploi.
 
3 – Promouvoir La santé Pour Tous. Garantir L’Assurance-Maladie Universelle
 
La santé est le fondement de la qualité de la vie de la population. Elle constitue un indicateur de développement et fait partie des droits inaliénables de l’Homme.
 
Notre système de santé est en déliquescence. La santé maternelle infantile est une constante préoccupation. La question de la malnutrition se pose avec de plus en plus d’acuité. Certaines grandes endémies telles que lèpre, tuberculose, trypanosomiase, pian, fièvre jaune font encore des ravages.
 
Les maladies sexuellement transmissibles (MST) et les infections VIH/SIDA sont en progression inquiétante avec une prévalence nationale estimée à 10% de la population de plus de 15 ans. Comme conséquence, la tuberculose est en recrudescence. Il nous faut refonder le système sanitaire en favorisant son accessibilité, en développant un politique de prévention et par la promotion de la recherche et de l’industrie pharmaceutique.
 
a)    Améliorer l’accessibilité aux services sanitaires et reformer l’organisation sanitaire.
 
Il nous faut renforcer l’organisation sanitaire et engager un vaste programme pour améliorer l’accessibilité aux services sanitaires. Nous proposons que dans le cadre de la politique de décentralisation, chaque village de plus de 500 habitants soit doté d’un Centre de Soin de Santé Primaire (CSSP) réalisé sur le budget communal et géré en partenariat avec la communauté villageoise. Les Centres  de santé polyvalents qui équiperont tous les chefs lieux de sous-préfectures grâce au financement régional, comprendront toutes les unités de médecine générale, de gynécologie, de radiologie, de chirurgie et de protection maternelle et infantile, nécessaire à une couverture sanitaire optimale.
 
Il est urgent que chaque chef-lieu de département soit pourvu de service de spécialités au sein du centre Hospitalier Départemental (CHD), troisième niveau su système sanitaire que nous proposons de mettre en place et dont la gestion sera confiée aux provinces. Dans le cadre de la décentralisation, chaque chef-lieu de province sera par ailleurs doté d’un centre Hospitalier Universitaire régionale (CHUR) qui aura, outre l’enseignement, une vocation de recherche axée principalement sur les endémies et les pathologies locales.
 
Avec cette nouvelle organisation de l’administration sanitaire c’est à un partage des responsabilités, avec le transfert de compétences opérationnelles, que nous convions les collectivités locales, afin que l’organisation et la gestion des activités des santé correspondent bien aux besoins prioritaires des populations et que la qualité des prestations soit appréciées par les bénéficiaires.
 
Les infrastructures sanitaires et le personnel de santé sont insuffisants et mal gérés, notre pays est encore loin des normes internationales, et loin de pouvoir assurer correctement la couverture sanitaire de la population.
 
b)    développer une politique de prévention et intensifier la lutte contre le VIH/SIDA
 
Tout en développant la médecine curative, notre option principale est de fonder notre action sanitaire sur la prévention. Celle-ci sera pratiquée dans toutes les toutes les structures sanitaires, en impliquant de façon particulière l’Institut national de la santé publique (INSP) et l’institut national d’Hygiène que nous proposerons de réhabiliter et de déconcentrer.
 
En vue d’une meilleure prise en charge de la frange de population vulnérable que sont les femmes et les enfants, les centres de  PMI seront ouverts dans toutes les villes du pays et dotés de matériel adéquat et de personnel qualifié. Il en sera de même des services de santé scolaire et universitaire.
 
c)     Réhabiliter la médecine traditionnelle ; promouvoir la recherche médico-pharmaceutique et l’industrie pharmaceutique.
 
Notre système sanitaire n’a pas encore tiré suffisamment profit des potentialités de la médecine traditionnelle. Ses rapports avec cette dernière nous semblent empreints de trop de préjugés et de condescendance. Nous nous emploierons à revaloriser la médecine traditionnelle afin de renforcer les moyens de promotion du bien-être de nos concitoyens. Nous proposons de créer un cadre et les conditions d’une franche et efficace collaboration des médecins et pharmaciens avec ceux de nos tradipraticiens qui auront fait la preuve de leur sérieux et de leur compétence.
 
S’agissant de la recherche médico-pharmaceutique, son organisation et sa promotion constituent pour nous une priorité, pour atténuer notre dépendance vis-à-vis de l’étranger et pour valoriser la pharmacopée traditionnelle. Nous proposons de mettre en place un institut du Médicament qui sera chargé de coordonner tous les travaux de recherche en la matière et qui sera le cadre de collaboration de différents spécialistes, y compris les tradipraticiens, à la fabrication de médicaments traditionnels améliorés et codifiés.
 
Dans le domaine industriel et à partir de  nos matières premières que sont  le caoutchouc par exemple, nous souhaitons l’installation progressive d’unités de production de petits matériels tels que les gants, les préservatifs, etc.…
 
d)    Mettre en œuvre l’assurance- maladie dans le cadre d’un Système National de Sécurité Sociale Universelle
 
La maladie est le risque qui suscite le plus de déficit dans la gestion des ressources humaines et dans le développement du capital humain. C’est dans ce domaine que nous devons innover avec audace, dans l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective que nous envisageons de mettre en place, pour permettre aux populations de faire face aux circonstances particulière de la vie : maladie, maternité, invalidité, accident du travail, vieillesse, décès, chômage, charges familiales, etc.
 
Le Système National de Sécurité Universelle que  nous envisageons, aura pour objectifs :
-         d’assurer la santé des populations en leur facilitant l ‘accessibilité financière aux soins ;
-         d’atténuer les effets de la pauvreté et de combattre l’exclusion ;
-         de promouvoir le développement de la médecine et des professions de santé ;
-         d’assurer aux gabonais une retraite décente et désirée, aux femmes une maternité surveillée
 
Tous les résidents de ce pays y auront droit, quelle que soit leur profession ou leur origine sociale. Il comprendra plusieurs caisses dont la Caisse Nationale d’assurance-maladie que nous proposons de mettre en place et de rendre fonctionnelle dans les trois années à venir.
 
4- Loger  Décemment Les gabonais et Inventer Une Politique Pour La Ville
 
Parce qu’il abrite l’essentiel des actes sociaux de convivialité, de solidarité et d’éducation nécessaire à, l’équilibre de la communauté et à l’intégration sociale, l’habitat doit constituer pour un gouvernement digne de ce nom une préoccupation particulière. L’objectif du RDPG est d’assurer à chacun le droit au logement, c’est à dire de faire en sorte que tous les gabonais puissent disposer d’un logement décent dans un environnement architectural adéquat, à un prix abordable. Pour cela nous proposons une nouvelle politique de l’habitat et de l’urbanisme s’appuyant sur des moyens juridiques, institutionnels et financiers nouveaux.
 
a)    Reformer le cadre réglementaire et institutionnel de la politique de l’habitat
 
Il est urgent de trouver des solutions stables à la spéculation foncière et immobilière, aux litiges fonciers, aux conflits entre propriétaires et locataires et à la mauvaise qualité de certaines opérations immobilières.
 
Pour mettre fin à cette anarchie, nous proposons l’adoption d’un code de l’urbanisme, et de l’aménagement foncier pour définir les fonctions et les responsabilités des différents intervenants, favoriser la production de terrains urbains et de logements et l’accession à la propriétaire immobilière.
 
Le rôle moteur que nous souhaitons et que joue le secteur privé dans ce domaine sera déterminé non seulement par le maintien du « mécanisme de concession d’aménagement foncier » mais surtout par l’allégement des procédures d’autorisation de construire et de transfert de propriété, l’assouplissement des normes techniques minimales applicables à la réalisation de logements sociaux et un encadrement efficace des promoteurs et propriétaires immobiliers.
 
Cette loi renforcera également le rôle régulateur de l’Etat et des collectivités locales, à travers la maîtrise d’ouvrages, les systèmes de contrôle technique, les moyens d’arbitrage entre les opérateurs privés(propriétaires, promoteurs, locataires,…) et les mécanismes d’encadrement des loyers et des prix. 
 
Pour atteindre l’objectif d’un « toit à chacun », nous comptons appuyer sur une Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) pour la coordination de la politique nationale et sur les collectivités locales auxquelles seront transférées des compétences accrues en la matière.
 
a)    Promouvoir l’habitat pour tous
 
Le droit au logement doit être réaffirmé et se traduire dans les actes par une politique volontariste de promotion immobilière moderne. Pour cela nous proposons que l’Etat se réengage dans le financement du logement et dans la mise en œuvre d’une politique d’habitat social. Le financement de l’équipement des terrains urbains et le refinancement à taux modérés des prêts acquéreurs consentis par les banques seront soutenus par le « Fonds de l’Urbanisme et du Logement » que nous proposons de mettre en place à travers le regroupement du Compte des Terrains Urbains (CTU), du compte de mobilisation de l’habitat et du fonds de soutien à l’habitat (FSH).
 
La promotion de l’habitat social se fera dans le cadre de « convention de logements à loyers modérés », qui garantira aux promoteurs immobiliers privés des avantages fiscaux et des facilités administratives et techniques. Dans ce domaine, nous voulons engager dans tous les bidonvilles et les quartiers précaires du Gabon, un vaste programme de reconstruction et de modernisation pour offrir aux plus faibles un toit et un cadre décent.
 
b)    Développer la lutte contre les ordures ménagères et protéger l’environnement
 
La faiblesse des ressources affectées à protection de l’environnement urbain, la progression rapide de la population du pays et le développement industriel ont eu pour conséquence une dégradation prononcée de l’environnement urbain avec l’entassement des ordures ménagères, la pollution des lagunes et l’inondation de certains quartiers pendant la saison des pluies. Tout ceci dégrade la qualité de la vie et génère pour les ménages et pour la collectivité des coûts sociaux préjudiciables au développement économique et social. Il est urgent de réagir pour sauvegarder un environnement sain et garantir le bien-être social.
 
Il faut en conséquence développer les réseaux de drainage et d’élimination des déchets liquides, tout particulièrement à Libreville, et renforcer les actions de collecte, d’évacuation et d’élimination des déchets solides, notamment les ordures ménagères. Ceci nécessite des investissements importants dans les réseaux d’assainissement, dans l’implantation de décharges contrôlées et dans la collecte et le transport des ordures. La contribution des bailleurs de fonds multilatéraux déjà appréciable, sera renforcée par des dotations substantielles au budget d’investissement de l’Etat et aux budgets des collectivités locales.
 
c)     Favoriser l’embellissement des villes
 
Avec la sauvegarde de l’environnement urbain, l’action en faveur de l’embellissement renforcera la beauté de nos villes et la qualité de la vie. Nous entendons par des contrats avec les collectivités locales, impulser une politique volontariste d’aménagement d’espaces verts, d’aires de détentes et de jeux, et d’édification de monuments.
 
5- Développer le Sport pour Tous
 
Aujourd’hui le sport constitue un indicateur de la vitalité d’une nation. Il est de plus en plus un instrument d’affirmation et de prestige au plan international, et le centre d’une activité économique et financière florissante. Le sport est donc un enjeu politique, économique et culturel dans la vie des sociétés modernes.
 
Au Gabon, le mouvement sportif est largement l’œuvre d’animateurs bénévoles qui entretiennent avec l’Etat des rapports ambigus, plus souvent conflictuels que synergiques. L’absence d’un cadre juridique approprié, l’insuffisance des investissements publics consacrés aux infrastructures et équipements sportifs, la faiblesse des moyens consacrés à la formation et aux activités éducatives, témoigne de l’absence d’une vision pertinente de l’importance du sport. Il faut réhabiliter le sport et favoriser sa pratique afin d’en faire un maillon essentiel de notre projet de refondation.
Nous entendons mettre en œuvre une politique alternative pour contribuer à l’affirmation du prestige national, au développement de l’esprit d’équipe, de solidarité et de tolérance, à la promotion de l’unité nationale.
 
Nous proposons de moderniser le cadre juridique de l’activité sportive, de développer le sport de haut niveau, de promouvoir les loisirs et le sport de masse, et de favoriser l’émergence d’une industrie nationale, des équipements sportifs.
 
a)    Moderniser le cadre juridique de l’activité sportive
 
Les nouvelles missions et les objectifs que je propose pour le sport, appellent un cadre juridique adapté, qui facilite l’organisation, la coordination et le financement, en précisant la place de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des initiatives privées dans l’activité sportive. Cette loi fixera les statuts des associations sportives et es athlètes, de manière que l’activité sportive soit économiquement viable et favorise le passage progressif de l’amateurisme au professionnalisme.
 
b)    Développer le sport de haut niveau
 
La promotion d’une élite sportive exige des actions spécifiques.
Celles-ci porteront plus particulièrement sur :
-         la redynamisation des structures d’encadrement de l’élite sportive et la mise en place de nouvelles institutions (médecine sportive, centres spécialisés de formation)
-         le renforcement des moyens matériels et financiers des équipes nationales ;
-         un statut de professionnels pour les athlètes de haut niveau
 
c)     Promouvoir les loisirs et le sport de masse
 
La promotion du sport exige que nous adoptions une attitude plus moderne et valorisante. Celle-ci sera fondée sur la relation harmonieuse entre le sport et les études, la vulgarisation et la démocratisation de la pratique sportive grâce à l’implication des collectivités locales et des initiatives privées dans la production des infrastructures sportives en vue de faciliter l’accès aux installations et au matériel sportif, la promotion de la formation des cadres sportifs bénévoles et le soutien aux championnats nationaux.
 
d)    Favoriser l’émergence d’une industrie nationale des équipements sportifs
 
Avec notre caoutchouc par exemple, la matière première est disponible pour développer une industrie nationale des équipements sportifs. Celle-ci s’avère nécessaire pour soutenir notre programme de réhabilitation de la pratique sportive.
 
6- Engager avec les jeunes la refondation de la nation
 
La jeunesse est l’avenir de la nation. Dans l’histoire des sociétés, les jeunes ont de tout temps été à la base de toutes les mutations et le moteur de la lutte émancipatrice des peuples. La jeunesse gabonaise n’a pas failli à cette mission, elle qui, depuis 1990 en particulier, se bat pour la refondation du pays. Elle ne saurait être négligée.  Aujourd’hui, son opinion compte dans les décisions qui engagent l’avenir du pays. Mais il faut faire plus pour favoriser son insertion sociale et son épanouissement.
 
a)    Libérer les jeunes par l’éducation, la formation et l’emploi
 
La politique de l’emploi que nous entends mettre en œuvre aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain sera destinée en priorité aux jeunes. La nouvelle politique éducative que nous proposons ambitionne de démocratiser l’école, de la rendre gratuite et obligatoire jusqu’à la classe de 3ème et d’instaurer des pré spécialisations pour les enfants de 17 à 20 ans avec des passerelles entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel de manière que les jeunes soient en mesure de relever les défis économiques et technologiques du nouveau millénaire et s’insèrent harmonieusement dans la société gabonaise.
 
b)    Assurer l’épanouissement de la jeunesse
 
Le vaste programme de refondation culturelle envisagé dans le cadre de la décentralisation doit permettre d’offrir aux jeunes les conditions d’épanouissement par la culture, les sports et les loisirs.
 
Il convient également d’ouvrir les jeunes gabonais au monde par leur initiation à l’utilisation de nouvelles technologies de l’information et de la communication et en favorisant les voyages d’études et la coopération internationale.
 
Les discriminations positives que nous souhaitons que l’on consacre aux jeunes doivent toucher leurs conditions d’existence, notamment de logement, de transport et de santé.
 
Nous encourageons les communes à développer une politique de foyers de jeunes et de « tarifs jeunes » pour l’accès au service public de transport et de santé. Nous soutiendrons toutes les initiatives de prévention de la délinquance juvénile, de lutte contre la prostitution des jeunes, de lutte contre la drogue, et de promotion de la réinsertion sociale des jeunes.
 
A cet égard, un soutien effectif sera apporté aux institutions publiques spécialisées dans l’accueil de l’enfance déshéritée ou en difficulté, notamment, l’école des sourds, l’Institut pour la promotion des aveugles, les pouponnières et les orphelinats.
 
7- Promouvoir la pleine participation de la femme au développement national
 
Les femmes représentent près de la moitié de la population gabonaise. Cependant, les nombreux problèmes auxquels elles sont confrontées au plan politique, économique et social, constituent de sérieux handicaps pour leur promotion et leur épanouissement, pour leur pleine participation au développement du pays.
 
Pour atteindre l’égalité effective des chances entre hommes et femmes, il faut une réelle volonté politique. Celle-ci ne saurait être assurée qu’en instituant des mesures discriminatoires positives (même transitoires) en faveur des femmes.

Aussi devons-nous ;
 
-         instaurer (conformément aux recommandations du Conseil économique et social des Nations Unies et de l’Internationale Socialiste) un quota de 30% en faveur des femmes à tous les postes de prise de décision, l’objectif à long terme restant la parité ;
-         fonder notre politique sur le concept de « genre », pour ouvrir aux femmes tous les emplois et filières du « domaine réservé » des hommes et créer un véritable partenariat entre hommes et femmes ;
-         renforcer le dispositif juridique de protection de la femme au travail, pour favoriser l’égalité des chances à l’embauche et la promotion interne des cadres féminins ;
-         lutter contre la pauvreté en milieu féminin.
 
En milieu rural, les femmes dominent le secteur de l’agriculture vivrière (plus de 70%). Pour mieux les intégrer au processus de développement économique, il conviendra de mettre en place une politique vigoureuse pour encadrer et promouvoir cette activité, lever toutes les entraves qui limitent l’accès des femmes au crédit, à propriété foncière, aux technologies appropriées, à la vulgarisation des techniques culturales modernes, valoriser les secteurs d’activités à faible demande technologique (artisanat, fabrication d’huile, de savon, de pain, etc.) et intéresser les femmes à l’agriculture spéculative grâce à des mesures incitatives. En milieu urbain, le secteur informel est celui qui absorbe le plus de femmes. Elles y représentent environ 65% des opérateurs économiques.
 
Pour accroître la productivité et les revenus des femmes dans ce domaine, il conviendra de leur faciliter l’accès au crédit, de mieux les encadrer en vue de promouvoir leur savoir-faire. Enfin, pour une meilleure intégration de la femme dans le tissu économique du Gabon, l’Etat prendra les mesures nécessaires pour renforcer et dynamiser les groupements et associations de femmes et pour intégrer les femmes dans l’espace de l’Afrique centrale
Par WebMaster du RDPG - Publié dans : Le Programme Politique
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Mercredi 15 octobre 2008
La culture est la conscience en évolution que l’homme prend de lui- même et du monde dans lequel il travaille et lutte.

La culture ouvre l’accès à la conscience des hommes. Comme l’éducation la culture produit l’âme nationale qui doit relever les défis de l’histoire, et construit les objectifs qui doivent donner un sens à la vie.

Là où il y a l’homme, il y a la culture ; mais elle ne va pas de soi, au gré du hasard ou de la nature. Elle est un enjeu capital car elle ne libère l’homme qu’à la condition qu’elle même soit libérée et activement prise en charge.

Mais la culture n’est seulement un enjeu identitaire ; elle créatrice d’emplois et contribue à l’enrichissement individuel national.

Pour assurer l’immobilisme politique de notre pays, la culture a été, pendant des décennies, soit étouffée, soit dévoyée    .
Aujourd’hui, elle est dans une impasse avec pour conséquence :
-notre inadaptation culturelle au contexte politique et économique du monde moderne ;
-la recrudescence des tenions intercommunautaires.
 
Pour lever les obstacles et stimuler la créativité afin d’opérer au Gabon un enracinement culturel du développement, de la démocratie, de l’Identité, de l’Unité Nationale et de l’Intégration Africaine, Nous proposons d’agir :
-Redynamiser la production culturelle ;
-Démocratiser l’information et la diffusion culturelle
 
   1 - Redynamiser la production Culturelle
 
Pour dynamiser la production culturelle trois programmes majeurs seront mis en œuvre.
 
a)    Engager un programme national de récupération de mémoire collective et de recherche sur les savoirs endogènes
 
Un pays sans mémoire  est un pays sans racine, pour une réappropriation de notre histoire, un programme national sera lancé en vue de l’édition d’une encyclopédie de notre histoire, de notre culture, de nos mythes, contes et légendes, de la médecine traditionnelle, des technologies anciennes du fer, de la céramique, du tissage, etc. Ce programme mobilisera toutes les expertises nationales et impliquera l’Etat, les collectivités locales, les communautés villageoises et les associations culturelles.
 
b)    Mettre en œuvre un vaste programme d’équipements culturels
 
 Le centre culturel doit devenir dans chaque commune, le foyer de la culture nationale, là où s’exprime l’esprit de créativité locale et se diffuse la production culturelle nationale. L’Etat apportera son soutien aux collectivités locales dans la réalisation de ce programme. Cet appui sera encadré par les Directions Régionales de la culture, structures déconcentrées qui seront chargées par ailleurs d’inventorier les biens culturels de chaque Région, d’assurer leur production, leur entretien, leur restauration et leur valorisation.
 
Une Bibliothèque Nationale digne de notre pays sera construite et équipée. La création de bibliothèques régionales et municipales sera encouragée et soutenue.
 
Le Musée National sera restauré. Une forte sensibilisation sera menée en vue de développer l’esprit de conservation et de préservation des biens culturels de sorte à susciter un vaste mouvement en faveur des musées.

Dans le domaine des arts, il nous faudra bâtir un grand conservatoire National des Arts et de la Musique ( CNAM), un groupe national pluridisciplinaire (danse, théâtre, musique, etc.) en témoignage de notre richesse culturelle et comme instrument de promotion de la culture gabonaise au Gabon comme à l’étranger.
 
Un autre témoignage de notre génie et de notre histoire sera le « programme des monuments nationaux » que nous comptons mettre en œuvre avec la participation des villes et communes.
 
c)    Promouvoir la culture et les métiers de création
 
Il s’agit à la fois de rendre les œuvres culturelles accessibles au plus grand nombre de personnes, de faire en sorte que les travailleurs culturels vivent de leur art et puissent s’astreindre à une production de qualité et continue. Pour ce faire, nous envisageons les actions suivantes :
 
-        un appui institutionnel, tant financier que technique, aux organisations professionnelles de travailleurs culturels pour renforcer leurs capacités  de production et de commercialisation d’œuvres culturelles ;
-        une meilleure protection des droits d’auteur et la lutte contre la piraterie, le pillage et l’exportation frauduleuse des œuvres du patrimoine culturel national ;
-        l’institution, avec les professionnels, d’espaces de promotion des œuvres culturelles (salons, foires, festivals)…
 
2 -  Démocratiser l’information et donner une priorité accrue à la communication sociale
 
Plus qu’ailleurs, dans les pays en voie de développement comme le nôtre, la communication, par le biais de l’information, s’impose comme un instrument essentiel d’édification à la culture et de consolidation de l’unité nationale. D’où l’importance toute particulière que nous attachons à la communication, pour réaliser la refondation culturelle du Gabon.
 
L’existence d’une presse libre est une grande conquête du multipartisme. Mais beaucoup d’obstacles (juridiques, économiques et politiques) entravent encore à l’épanouissement de la presse. La réforme du cadre juridique de la presse, dans le sens d’une plus grande libéralisation et le renforcement du rôle des médias d’Etat dans l’action politique et sociale permettra de soutenir efficacement et durablement l’œuvre de refondation du Gabon. Rendre libres les journalistes des médias d’Etat et leurs rédactions, telle est notre détermination.
 
a)   Reformer le cadre juridique de la presse écrite et audiovisuelle
 
La loi sur la presse écrite sera réformée dans le sens de l’affirmation du principe de la liberté de publication, de l’assouplissement des conditions financières de création de journaux privés et de la dépénalisation de délits de presse. La reforme du régime de la communication audiovisuelle permettra quant à elle de libéraliser les conditions de création et d’exploitation des radios et les télévisions privées. Une Haute Autorité de l’Audiovisuel plus forte parce qu’indépendante, sera instaurée pour veiller avec plus de perspicacité à la bonne exécution des missions des médias d’Etat et à la saine concurrence entre les organes de presse audiovisuelle.
 
b)   Promouvoir le développement et l’épanouissement de la presse écrite et audiovisuelle.
 
La création du « Fonds de la presse » et la « Maison de la presse » sont des signaux encourageants. Nous croyons nécessaire d’aller plus loin dans les actions en faveur de la presse.
 
L’institut Supérieur des techniques de la Communication sera réorganisé et doté de moyens supplémentaires pour assurer la formation à tous les m étiers de la Communication.
 
Les moyens de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) seront renforcés afin qu ‘elle atteigne progressivement une dimension internationale.
 
Nous accorderons une attention particulière à la situation sociale des journalistes et nous veillerons à ce que la réglementation leur garantisse des conditions optimales de travail et de sécurité.
 
Des licences d’exploitation seront accordées à des radios et télévisions privées à portée nationale.
La Radiodiffusion Télévision Gabonaise (RTG) sera restructurée. La Radio d’Etat sera une entité autonome. La deuxième chaîne de la Télévision Gabonaise sera privatisée avec l’ouverture de son capital au secteur privé national.
 
c)    renforcer le rôle des médias d’Etat dans l’éducation des masses et l ‘édification de la culture nationale
 
C’est à travers des contrats de programme avec l’Etat que nous concevrons la contribution des médias d’Etat à la refondation culturelle de la nation. Ces contrats doivent promouvoir l’expression plurielle dans l’équité.
Par WebMaster du RDPG - Publié dans : Le Programme Politique
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Mercredi 15 octobre 2008
La construction d’une société de liberté, d’égalité, de solidarité et de prospérité dans laquelle l’homme et la femme pourront vivre heureux, s’épanouir et assurer sans entraves toutes les responsabilités, requiert un régime politique ayant pour fondement un arsenal institutionnel résolument démocratique . C’est le sens du combat que nous menons depuis longtemps contre le parti unique appelé malicieusement « majorité présidentielle », pour les libertés et la démocratie.

Pour fonder un Etat Moderne et démocratique, nous nous engageons à mener une action résolue autour de trois objectifs :
 
1 - consolider le processus démocratique ;
2 - moderniser la justice, renforcer son indépendance et garantir les
     droits de la personne humaine ;
3 - moderniser l’Administration Publique, approfondir la
     décentralisation et mettre en œuvre la régionalisation.
 
1 - Consolider le Processus Démocratique
 
Notre volonté est d’engager sans tarder, la mise en place des institutions prévues par notre constitution et de consolider le processus démocratique.
 
a) Mettre en place les institutions de la République et garantir leur fonctionnement effectif
 
S’agissant du gouvernement, nous souhaitons une équipe restreinte, solidaire et disponible. Moins nombreux et plus présents, les ministres choisis parmi toutes les gabonaises et tous les gabonais auront la lourde mission de mener avec compétence et célérité les tâches de refondation que nous proposons à la nation gabonaise.
 
Quant au parlement, nous souhaitons qu’il joue pleinement le rôle qui lui est dévolu par la nouvelle constitution et qu’il contribue véritablement à l’équilibre des pouvoirs. Il doit faire une place plus importante aux commissions, à l’évaluation de la politique gouvernementale et au suivi de l’application des lois. Nous sommes disposés à contribuer à le doter d’outils modernes, le permettant de disposer de ses propres analyses et d’une capacité de dialogue avec le gouvernement. Pour notre part, nous nous prêterons volontiers, et tout le gouvernement avec nous, aux séances mensuelles des questions des députés telles que prévues par  la loi  et notre constitution.
 
b) Adopter un statut de l’opposition parlementaire et une loi pour le financement des partis politiques
 
Les partis et les groupements politiques concourent à la formation de l’opinion et à l’expression du suffrage. Que serait le Gabon sans le multipartisme, sans un parti politique comme le RDPG. Ils constituent un maillon essentiel du régime démocratique et ont besoin, pour apporter leur pleine participation à la vie politique, d’un cadre et de moyens d’expression. Profondément attaché à la démocratie pluraliste, nous comptons promouvoir les conditions de la pleine participation des partis politiques à l’animation de la vie politique. Aussi l’opposition parlementaire sera dotée d’un statut et une loi fixera les conditions du financement public des partis politiques.
 
c) Protéger les libertés individuelles et collectives
 
Nous sommes profondément attachés à la reconnaissance totale des droits de l’homme et des libertés publiques. Ce principe est l’un des fondements de notre action politique. Notre objectif dans ce domaine est d’assurer la défense, le respect et la promotion des droits reconnus, en vue d’instaurer l’Etat de droit. En conséquence, nous proposons d’agir dans trois domaines :
 
Au niveau de la justice
 
-  admettre l’assistance d’un conseil au stade de l’enquête préliminaire ;
- instituer un tribunal collégial de la mise en liberté provisoire ou de la prorogation de la détention provisoire ;
-  rattacher la police judiciaire au parquet au plan fonctionnel ;
- faire procéder à la relecture du code pénale, du code de procédure pénale en vue de leur harmonisation avec les dispositions des conventions, traités et protocoles internationaux ratifiés par le Gabon ;
- réhabiliter toutes les prisons du pays pour assurer leur conformité aux normes internationales ;
-  développer les espaces d’interpellation démocratiques dans les médias publics, dans les administrations et les conseils des collectivités territoriales pour promouvoir le dialogue social et le respect des libertés publiques.
 
Au plan de la promotion des droits de l’Homme
 
Il nous faudra créer un observatoire des Droits de l’Homme, structure administrative autonome chargé du suivi et de l’évaluation de la situation des Droits de l’Homme au Gabon, de l’information et de la sensibilisation du public sur les instruments juridiques en matière de Droit de l’Homme.
 
En direction des citoyens
 
Intensifier les actions d’information à travers les médias ;
Introduire la formation à la connaissance des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques dans les enseignements et manuels scolaires.
 
 
2- Moderniser la justice, renforcer son Indépendance et garantir les droits de la Personne Humaine
 
Il n’y a point de démocratie ni de garantie pour les libertés sans une  justice indépendante et des magistrats responsables. Quand les décisions de la justice suscitent des interrogations et que son fonctionnement provoque des mécontentements, c’est la paix sociale qui est menacée et l’Etat de droit se trouve de ce fait en danger. Il n’ y a d’Etat civilisé et respecté sans une justice efficace, impartiale et soucieuse de la protection des droits de la Personne Humaine. Des principes clairs, des engagements fermes et des actions courageuses sont aujourd’hui nécessaires pour moderniser la justice, garantir son indépendance et promouvoir les Droits de l’Homme.
 
a) Moderniser l’organisation et le fonctionnement de la justice
 
La modernisation de la justice doit être un signal fort en direction des gabonais ainsi que la communauté internationale quant à notre volonté de créer un environnement propice à la prospérité économique et à l’épanouissement national. Je me réjouis des avancées notables inscrites dans notre nouvelle constitution en la matière, notamment l’institution d’un pouvoir judiciaire autonome et indépendant à côté du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif ainsi que l’affirmation du principe de l’indépendance de la justice.
Mais il  faut aller plus loin pour assurer l’égalité d’accès des citoyens à l’institution judiciaire et améliorer sa célérité et son efficacité.
 
Le programme que nous comptons mettre en œuvre pour rapprocher la justice du justiciable portera sur un effort réel de recrutement de nouveaux magistrats, en même temps que seront créées de nouvelles juridictions ; de façon que chaque département dispose d’un tribunal de 1ère instance et chaque région d’une cour d’Appel. Une politique d’aide et d’assistance judiciaire pour les citoyens les plus démunis sera développée, parallèlement à l’allégement des frais inhérents aux procès. La généralisation des audiences foraines dans les villages renforcera cette politique en faveur d’une justice de proximité.
 
C’est dans la réorganisation des services judiciaires, la simplification des procédures, la formation des magistrats et l’augmentation des crédits budgétaires que se trouve la voie pour une justice rapide et efficace. Nous entendons instituer la fonction de juge-commissaire dont les compétences seront étendues à la gestion et au règlement des conflits dans les entreprises, créer des formations de jugement spécialisées en matière de contentieux administratif et mettre en œuvre de façon effective la collégialité dans toutes les formations de jugement.
 
Avec l’augmentation des crédits budgétaires, des outils modernes de gestion notamment les outils informatiques, seront mis en œuvre pour renforcer l’efficacité des services judiciaires. Mais en même temps, la gestion des ressources générées par les actes de justices devra être rationalisée. Nous croyons nécessaire d’ouvrir une régie de recettes dans chaque palais de justice, tenue par un agent comptable assermenté et de fixer par décret les conditions d’utilisation de ces ressources de manière que celles-ci participent à la modernisation de l’appareil judiciaire.
 
b)Garantir l’indépendance de la justice et promouvoir l’Etat de droit démocratique

 
Nous sommes profondément attachés à l’existence d’un pouvoir judiciaire indépendant. Aussi le lien qui existe aujourd’hui entre le pouvoir exécutif et le judiciaire doit-il être coupé tant au niveau du parquet, du Conseil Supérieur de la Magistrature que de la Cour Suprême. L’indépendance de la justice exige également l’amélioration des conditions de travail et de vie des magistrats ; nous y veillerons particulièrement.
 
3 - Moderniser l’Administration Publique Approfondir la décentralisation et Mettre en Œuvre la Régionalisation.
 
L’administration gabonaise est excessivement centralisée et bureaucratique. Ce jacobinisme, fondé en réalité sur la volonté de confiscation du pouvoir est l’une des sources principales du gaspillage observé dans la gestion des ressources et du retard que connaît notre pays.
La globalisation de l’économie moderne et la concurrence internationale, les disparités régionales, l’équipement du territoire en infrastructures et services de base, le renforcement de la participation et de la solidarité de proximité sont aujourd’hui des défis à relever pour moderniser le pays et assurer l’épanouissement des populations. Or partout Gabon, l’aspiration à l’autonomie, à la participation et à la responsabilité est manifeste. C’est pour répondre à tous ces défis que nous engagerons une politique volontariste de communalisation et de régionalisation, une grande réforme de l’administration du territoire.
 
a) Moderniser l’Administration Publique :
 
L’efficacité, l’intégrité, le civisme et la conscience professionnelle sont les valeurs qui doivent fonder la nouvelle Administration publique. Les gabonais veulent une Fonction Publique transparente et cohérente, capable d’agir efficacement, soucieuse de la qualité du service rendu et à l’écoute des citoyens. Ils sont impuissants et écœurés face au trafic d’influence, aux abus de pouvoir, aux pratiques autoritaires et arbitraires, aux entraves à la circulation libre et correcte de l’information, à la trop forte réglementation et à la lenteur des procédures qui les épuisent et les étouffent. L’Administration publique doit être reformée et rénovée. Les objectifs que nous poursuivons viseront au renforcement de la capacité de l’Administration à faire face, de manière efficace, aux missions de service publique qui lui sont dévolues, notamment par :
 
- la simplification des méthodes et des procédures administratives ; des manuels de procédures sera éditée pour les services et tenus à la disposition des agents et du public ;
- l’utilisation intensive des moyens modernes de gestion, l’outil informatique en particulier. L’information des régies financières, des services d’état civil, de la police nationale et la mise sur pied d’un système statistique fiable, constituera les priorités de ce programme qui sera mis en œuvre par l’Institut National de la Statistique, de l’informatique  et des études économiques.
- La réhabilitation des services d’inspection et l’exploitation judicieuse et systématique des rapports d’audit, d’inspection et de contrôle. Le recours régulier à des audits externes pour renforcer la crédibilité des missions internes ;
- La définition d’objectifs opérationnels et d’indicateurs de performances servant d’élément d’appréciation  du personnel et des services ;
- L’intensification de la formation permanente qui doit prendre en compte la formation civique ;
- La création de corps  des Grands Commis de l’Etat, en vue de préserver la continuité de l’action administrative et de promouvoir la neutralité et l’impartialité de l’Administration (Gouverneurs, Préfets, Secrétaires Généraux de Ministère…) ;
- L’harmonisation des cadres organiques des Ministères, notamment la rationalisation des effectifs des structures déconcentrées et le renforcement de leur rôle dans la gestion des affaires de l’Etat ;
- L’adoption d’un code de la Fonction Publique axé sur la réforme en profondeur du statut général de la Fonction Publique avec l’adoption d’un statut pour le personnel des collectivités territoriales et de dispositions propres à rationaliser les rapports entre l’administration et les administrés et à garantir un minimum de droits aux « citoyens usagers » du service public. Ce code de la Fonction Publique déterminera les obligations professionnelles et morales des fonctionnaires en particulier les administrateurs de crédit et le personnel des services financiers de l’Etat.
 
b) Communaliser l’ensemble du pays
 
Nous refusons la décentralisation à trois vitesses : celle qui institue des « hors communes », des communes et des communautés rurales. Nous croyons en la capacité de nos compatriotes, quel que soit leur niveau social et où qu’ils se trouvent, à prendre en charge leurs affaires propres.
 
Nous proposons de communaliser l’ensemble du pays, de faire en sorte que toute localité, quelle que soient sa taille et sa situation géographique soit intégrée à une commune. Par rapport à la situation actuelle, nous proposons de transférer aux communes des moyens accrus, des compétences nouvelles et étendues, notamment en matière d’urbanisme, de maîtrise du sol, d’enseignement, de santé publique et d’aménagement du cadre de vie.
 
c) Régionaliser le processus de développement
 
Il faut à notre pays une nouvelle philosophie d’organisation du développement dont la liberté, la responsabilité et la démocratie seront les fondements. A force de proclamer cette nécessité, nous avons pu rallier l’ensemble de nos concitoyens, même nos adversaires politiques, à cette idée que la nouvelle constitution vient de consacrer. La Région est désormais une collectivité territoriale reconnue par notre loi fondamentale. Il reviendra au futur président de la République de procéder à la réalisation effective de cet objectif. Nous souhaitons en tant que force alternative à avoir cet insigne honneur, ayant été des acteurs attentifs de l’évolution politique de notre pays. Notre parti le RDPG, influence cette évolution fondamentale de notre organisation sociopolitique. Alors nous mettrons en œuvre un nouveau critère, le critère d’homogénéité sur le plan physique et humain, pour définir des espaces régionaux qui favorisent le rapprochement des citoyens du pouvoir, qui permettent une participation active des citoyens aux décisions relatives à la promotion économique, sociale et culturelle, et qui renforcent la solidarité nationale. Nous souhaitons que soient dévolues à la Région des compétences élargies pour planifier et promouvoir tous les aspects du développement de son territoire, notamment :
- la réalisation des infrastructures de communication, d’énergie et d’adduction d’eau ;
- les aménagements touristiques et la protection de l’environnement ;
le développement sanitaire pour la réalisation et la gestion des formations sanitaires à caractère départemental et des centres hospitaliers ;
- la construction des lycées d’enseignement général et des centres de formation professionnelle.
 
d) Garantir l’autonomie des collectivités territoriales
 
La décentralisation ne sera pas effective sans la reconnaissance aux autorités locales d’un pouvoir décisionnel et de moyens d’actions propres. A cet égard, les actions seront orientées dans deux directions :
la reforme du contrôle administratif sur les collectivités locales ;
l’augmentation des ressources financières des collectivités locales.
 
Il est impérieux que le contrôle de tutelle que le gouvernement est amené à exercer sur les actes et sur les organes des collectivités territoriales n’altère pas les principes de base de la décentralisation.
 
Aujourd’hui, un encadrement excessif et injustifié des communes, à travers des procédures d’approbation ou d’autorisation préalable de la plupart de leurs actes, contrarie et paralyse l’action des élus locaux. Il faut donc réduire le pouvoir de contrôle du représentant de l’Etat à un contrôle de légalité et lui offrir la possibilité en cas de besoin de saisir le Conseil d’Etat.
 
En matière financière, le budget des collectivités locales, instrument essentiel de leur politique, sera exécutoire dès son approbation par les organes délibérants.
La loi déterminera les ressources fiscales de collectivités territoriales ainsi que la part du budget général qui doit leur être allouée chaque année. En tout état de cause, cette part ne devrait pas être inférieure à 10 % du budget global de l’Etat.
 
Pour assurer, de façon générale, une surveillance rapprochée et efficace de la gestion financière des collectivités  locales, la Cour des Comptes sera réorganisée dans le sens de la création de chambres régionales des Comptes.
 
Des règles claires de calcul, des modalités pratiques de répartition des ressources seront déterminées afin de garantir la transparence et l’objectivité dans l’évaluation et la répartition des dotations aux collectivités locales.
 
4 – Promouvoir une Politique de Paix, d’Unité et de Réconciliation Nationales
 
a) Relever le défi de l’Unité Nationale
 
Une nation forte est une nation unie et solidaire. L’autre défi qu’il nous faudra relever, c’est le défi de l’unité et de la réconciliation pour panser les blessures qui ont jalonné ces années de parti unique et ces dix ans d’un processus démocratique chaotique. A la réconciliation de ces compatriotes des différentes communautés divisés par toutes sortes de litiges (fonciers, des questions ethniques ou des considérations religieuses…), nous consacrerons toute notre  énergie ; car, nous  le disons avec force, il n’y a point de salut pour notre pays et pour notre peuple en dehors de la voie de la paix et de la concorde nationale. Aussi, l’une des premières missions que nous comptons confiées au Médiateur de la République prévu par notre constitution, dès qu’il sera installé, sera d’organiser les Forums de la réconciliation pour briser le mûr de méfiance qui s’est dressé entre certaines franges de la nation et parvenir à la réconciliation des cœurs et des esprits.
 
b) Conclure avec les forces vives de la nation, un pacte de stabilité sociale et de croissance économique
 
Les défis auxquels est confronté notre pays et les enjeux de ce nouveau millénaire exige une démarche politique appropriée, fondée sur l’ouverture , la tolérance et le dialogue. Pour le relever le défis de la refondation du pays, nous croyons nécessaire d’associer à la gestion du pouvoir toutes les forces vives de la nation qui soutiendront notre programme et qui le feront triompher. Car le développement ne peut prendre racine et prospérer dans un contexte socioculturel défavorable et un environnement politique malsain.
 
Nous souhaitons, dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, que les partenaires sociaux (Etat, Syndicats, Patronat…) se retrouvent pour négocier et conclure ensemble un pacte de stabilité sociale et de croissance économique, qui sera l’instrument de mobilisation de toutes les forces vives de la nation pour le redressement du pays.
 
5 – Restaurer le Rayonnement International du Gabon :
 
Le refus de faire droit à l’aspiration populaire en faveur de la démocratie, l’absence de volonté en matières de reformes et de gestion économique sont lourdement entaché la crédibilité de notre pays à l’extérieur.
La présente élection présidentielle annonce l'essouflement d'un régime. Avec vous, nous souhaitons célébrer la résurrection du Gabon sur le plan diplomatique  et dans les relations internationales par la modernisation de notre outil diplomatique, la définition d’une politique extérieure basée sur de nouveaux principes, la mise en œuvre d’une politique dynamique de communication et de lobbying international et enfin la promotion de la coopération décentralisée.
 
a) Fonder notre politique extérieure sur de nouveaux principes
 
Avec le monde qui se globalise et les économies qui se mondialisent, notre ambition est, à travers la coopération internationale, de satisfaire les intérêts du peuple gabonais tout en manifestant notre solidarité à l’égard du reste de l’humanité. Nous prônerons et défendrons le respect de l’indépendance et de la souveraineté nationale des Etats, l’égalité et la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; mais nous lutterons pour le droit d’ingérence humanitaire, pour le développement et le progrès, pour le règlement pacifique des différends et nous agirons en faveur de la protection et de la promotion des droits de la personne humaine.
 
b) Moderniser notre outil diplomatique
 
Nous convoquerons aussitôt après la formation du gouvernement, une « conférence des Ambassadeurs » pour proposer, adopter, lancer les nouvelles orientations de notre politique extérieure. Elles concerneront d’une part la restructuration de la carte diplomatique avec une ouverture en direction du monde arabe, des nouveaux pays industrialisés d’Asie Océanie et des pays d’Europe du Nord d’autre part, une plus grande mobilisation de nos représentations en matière de développement et de promotion économique. La modernisation de l’outil diplomatique impliquera également le transfert des responsabilités et des moyens accrus à nos représentations pour permettre en œuvre une politique dynamique de communication et de lobbying international et tirer parti des opportunités économiques, financières et industrielles qui s’offrent à nous. Pour cette mission, le recours aux diplomates de carrière sera intensifié.
 
Notre présence sur la scène internationale sera également marquée par une implication résolue dans les programmes de l’ONU et de l’UA, et dans les actions de reformes de toutes les institutions internationales. Promouvoir le recrutement de nos compatriotes dans les organes de ces institutions sera une priorité. Une attention particulière y sera apportée.
 
c) Promouvoir la coopération décentralisée
 
Nous avons évoqué plus haut notre volonté d’approfondir la décentralisation et de transférer des responsabilités plus grandes aux collectivités territoriales. Notre diplomatie doit soutenir cette nouvelle orientation en recherchant toutes les opportunités de coopération de nos  communes et régions avec les institutions étrangères. 
 
d) Agir pour l’intégration centre africaine
 
Prise par le RDPG depuis 2003, l’opinion pour une Communauté des Etats d’Afrique centrale est aujourd’hui partagée par tous au Gabon et dans la sous-region. En vérité, pour les pays  africains il n’y a pas d’autre voie pour affronter la mondialisation et la concurrence internationale. Nous saluons donc les progrès notables réalisés dans la construction de la Communauté Economique des Etats des Etats de l’Afrique Centrale (CEEMAC). Nous souhaitons que des actions vigoureuses soient entreprises pour une plus grande convergence des politiques macro-économiques et pour la mise en œuvre effective des prescriptions de la Politique Industrielle Commune (P.I.C). En ce qui concerne notre pays, nous souhaitons qu’aucun retard ne soit pris. Nous conduirons donc dans le cadre des réformes structurelles, un programme de mise à niveau de notre économie et de notre industrie à même de consolider notre position sur le marché de la CEEMAC et de nous insérer efficacement dans le commerce international.
 
Mais il s’agit d’aller plus loin vers une union politique qui renforcerait la communauté de destin de toute l’Afrique centrale. En conséquence. Aller plus loin dans la construction de l’Union de l’Afrique Centrale (UAC) , c’est également mettre en œuvre une politique de bon voisinage, d’ amitié  et d’hospitalité avec les peuples. Nous sommes convaincus que les pays frères de sous- région que nos débats internes auraient perturbés, désirent autant que nous des rapports plus chaleureux, plus fraternels et plus cordiaux. Nous ne ménagerons aucun effort pour renouer et consolider celles de nos relations qui auraient été altérées par les difficultés que notre pays a vécues.
Par WebMaster du RDPG - Publié dans : Le Programme Politique
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